Voyage : l’ambassade des États-Unis avertit les Algériens

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Voyager aux États-Unis n’a jamais été une démarche anodine, mais en ce début d’année 2026, les règles du jeu se sont clairement durcies pour les ressortissants algériens. L’ambassade des États-Unis à Alger a récemment tenu à rappeler plusieurs points essentiels aux voyageurs, dans un contexte migratoire particulièrement sensible outre-Atlantique.

Désormais, l’obtention d’un visa ne constitue plus l’unique condition pour entrer sur le sol américain. Pour certains profils, notamment les demandeurs de visa B1 et B2 destinés aux séjours touristiques ou d’affaires, une nouvelle exigence financière s’ajoute au parcours : le paiement d’une caution pouvant atteindre 15 000 dollars.

Cette somme, dont le montant exact est fixé au cas par cas, est déterminée lors de l’entretien consulaire. Les autorités américaines précisent toutefois un point fondamental : le versement de cette caution ne vaut en aucun cas une garantie d’obtention du visa. Elle ne doit être effectuée que si un agent consulaire en donne explicitement l’instruction. Dans le cas contraire, les fonds versés ne seraient pas remboursés.

Mais la mise en garde de l’ambassade ne s’arrête pas là. Dans une communication publiée jeudi 29 janvier, la représentation diplomatique américaine a tenu à corriger une idée largement répandue parmi les voyageurs : celle selon laquelle la durée de validité du visa correspondrait automatiquement à la durée de séjour autorisée aux États-Unis.

« Ce n’est pas le visa qui détermine la durée du séjour », insiste l’ambassade. Une précision essentielle, car en réalité, cette décision relève exclusivement de l’officier de la Customs and Border Protection (CBP), chargé du contrôle aux frontières américaines.

Concrètement, un voyageur peut être en possession d’un visa valide pour plusieurs mois, voire plusieurs années, sans pour autant être autorisé à rester aussi longtemps sur le territoire. À l’arrivée, l’agent de la CBP fixe la durée exacte du séjour autorisé. Celle-ci peut être inférieure à la validité du visa, et c’est cette autorisation qui fait foi.

L’ambassade illustre ce point par un exemple simple : un visa valable trois mois n’empêche pas qu’un séjour d’un mois seulement soit accordé à l’entrée. Dépasser cette durée expose le voyageur à des conséquences lourdes, allant de l’annulation du visa à une interdiction future d’entrée sur le territoire américain.

Pour éviter toute confusion, les autorités américaines invitent les ressortissants algériens à vérifier systématiquement la mention « Authorized stay until » figurant sur le formulaire I-94, accessible en ligne sur le site du département américain de la Sécurité intérieure. C’est cette date, et uniquement celle-ci, qui détermine la légalité du séjour.

Cette communication intervient dans un climat particulièrement tendu en matière d’immigration aux États-Unis. Les autorités américaines ont intensifié les contrôles et les opérations menées par la police de l’immigration et des douanes (ICE), ciblant en priorité les personnes en situation irrégulière.

Dans ce contexte, un simple dépassement de séjour, même involontaire, peut avoir des conséquences immédiates et durables sur le parcours migratoire d’un voyageur. L’ambassade américaine en Algérie appelle ainsi à une vigilance accrue, rappelant que le respect strict des conditions d’entrée et de séjour est aujourd’hui plus que jamais indispensable.

Pour les candidats au voyage, le message est clair : disposer d’un visa ne suffit plus. Comprendre les règles, suivre scrupuleusement les instructions des autorités américaines et éviter toute approximation sont désormais des impératifs pour entrer et séjourner légalement aux États-Unis.