Actualité politique – Le sénateur algérien Abdelouahab Benzaïm suscite une vive polémique depuis quelques jours. Le sénateur du Front de libération nationale (FLN) est en effet accusé d’avoir tenu « des propos racistes » à l’égard des habitant de la région de Kabylie, située dans le nord du pays.

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Le sénateur algérien Abdelouahab Benzaïm suscite en effet une vive polémique depuis quelques jours, après des propos qu’il a tenus à l’adresse des citoyens de la région de Kabylie, qu’il a qualifiés de « Zouaves ». « La France a érigé une statue à leur effigie à Paris et grâce à laquelle on mesure la montée des eaux issues des réseaux d’assainissement », a-t-il écrit sur sa page Facebook. Sans citer nommément la Kabylie, ledit sénateur y fait allusion en affirmant que  « le contingent des zouaves a été créé par la France dans une région bien connue des Algériens ». Alors que plusieurs internautes ont condamné ces déclarations, le politicien est revenu à la charge dans une autre publication.

« À tous ceux qui se sont indignés en défendant les zouaves. Ce n’est pas moi qui ai écrit l’histoire et ce n’est pas moi qui ai érigé cette statue à Paris », a-t-il encore écrit. « Ce sont vos positions vis-à-vis des causes et des constantes nationales qui définissent qui vous êtes », a-t-il ajouté.

Un sénateur algérien au cœur d’une vive polémique : « Il commet l’irréparable »

Ces propos, pour le moins inattendus de la part d’Abdelouahab Benzaïm, n’ont d’ailleurs pas manqué de faire réagir. « Le parquet doit engager des poursuites à son encontre et exiger la levée de son immunité parlementaire », a notamment déclaré le Professeur Ahmed Betatache, enseignant en droit à l’Université de Béjaïa. « Le sénateur Benzaïm commet l’irréparable », a-t-il souligné. De son côté, le Pr Larbi Zouaimia a estimé, dans une déclaration au journal El Watan, que ces déclarations relèvent du « racisme pur et simple ».

Il est d’ailleurs à noter que ce n’est pas la première fois que la région de Kabylie, située au Nord de l’Algérie est visée par ce genre de polémiques. En janvier dernier, l’érection d’une statue à l’effigie du roi berbère Chachnaq au coeur de la ville de Tizi-Ouzou, située dans cette région, avait d’ailleurs suscité des réactions mitigées de la part des internautes algériens.

Toujours au mois de janvier de cette année, une vidéo avait largement circulé sur les réseaux sociaux, et faisait état de la prétendue diffusion de musique depuis une mosquée d’un village de la même wilaya de Tizi-Ouzou. La polémique suscitée par cette vidéo avait d’ailleurs atteint une proportion telle qu’elle avait fait réagir le directeur des affaires religieuses et des wakfs de cette wilaya, Aissa Bouaicha. « Suite à la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo mentionnant une diffusion de chansons depuis la mosquée d’Ait Ouabane, dans le cadre des festivités du nouvel an berbère, on vous confirme que cette information est dénuée de tout fondement », avait affirmé, ajoutant que la musique que l’on peut entendre dans la vidéo en question « provenait plutôt de hauts parleurs placés au dessus d’une salle dépendant du comité du village ».

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