Algérie actualité– Abdelaziz Djerad, Premier ministre algérien, a réagi aujourd’hui 22 octobre, à l’affaire de l’enseignante humiliée par le wali de la ville d’Oran. L’incident en question remonte à la date d’hier 21 octobre. Il a eu lieu, en marge d’une visite effectuée par le premier responsable de ladite ville dans une école primaire, pendant le premier jour de la rentrée scolaire en Algérie.

En effet, l’enseignante sus-citée se plaignait auprès du wali de la ville d’Oran, du manque de commodités, ainsi que de la vétusté des pupitres de l’école Benzerdjeb. « Les pupitres de notre école remontent à la période coloniale », a-t-elle notamment signalé au premier responsable de la ville d’Oran. Ce dernier, n’ayant pas apprécié l’expression employée par son interlocutrice, s’est complétement retourné pendant que la dame continuait à lui parler. L’attitude du wali de la ville d’Oran a suscité une vague d’indignation en Algérie. Les syndicats de l’éducation nationale ont condamné le comportement du responsable local.

Quid de la réaction du cabinet du responsable de la ville d’Oran ?

Suite à la vive polémique qui s’est créée, le cabinet du wali de la ville d’Oran, a réagi rapidement. Ainsi, un communiqué a été rendu public hier, en fin d’après-midi. « Le qualificatif est inexact et ne reflète guère les efforts de l’État depuis l’indépendance dans tous les secteurs, notamment dans celui de l’éducation nationale. Le terme utilisé par l’enseignante, rappelle aux algériens toutes les privations subies pendant la période du colonialisme », lit-on notamment dans la déclaration des services de la wilaya d’Oran.

Le premier ministre algérien réagit

Le Premier ministre algérien, n’ayant visiblement pas apprécié la sortie du wali de la ville d’Oran, a réagi ce jeudi 22 octobre. Ainsi, Abdelaziz Djerad a désavoué le Chef de l’exécutif de la wilaya d’Oran. « Je refuse catégoriquement l’humiliation d’un enseignant qui défend l’avenir de nos enfants. Je remercie vivement l’enseignante Mme Sidia Merabet de l’école Benzerdjeb d’Oran qui a signalé ces vieilles pratiques », a notamment écrit Abdelaziz Djerad dans une publication sur son compte Facebook officiel.

 

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