Voyages et immigration – Le ministre des transports, Aïssa Bekkaï s’est exprimé ce mardi au sujet des prix des billets d’Air Algérie, que la communauté nationale à l’étranger dénonce depuis plusieurs mois.

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Les vols de et vers l’Algérie ont repris progressivement depuis le 1er juin dernier. Actuellement, il y a un total de 98 vols à destination du territoire national, dont 49 sont assurés par la compagnie nationale Air Algérie.

La France, où réside la plus importante communauté d’algériens expatriés reste naturellement le pays le plus desservi. L’Hexagone bénéficie ainsi de 48 liaisons hebdomadaires dont la moitié est assurée par le transporteur public algérien. L’autre est, quant à elle, partagée entre Air France, ASL Airlines, Transavia et Vueling Airlines.

Toutefois, ce nombre de vols reste encore très faible pour une ligne qui bénéficiait d’une soixantaine de liaisons quotidiennes avant la crise sanitaire. Ceci a engendré une hausse considérable des prix chez les différentes compagnies, dont Air Algérie. Pour un vol Paris-Alger, il faut ainsi débourser en moyenne 500 euros pour un aller simple. Les tarifs grimpent pour frôler, voire même dépasser les 1000 euros à certaines périodes, notamment lorsque les billets qui restent deviennent rares.

Prix des billets d’Air Algérie : ce qu’a dit le ministre des transports

Dans ce contexte, le ministre des transports, Aïssa Bekkaï s’est exprimé ce mardi au sujet des prix des billets d’Air Algérie. Invité sur le plateau de la chaîne de télévision arabophone Echorouk News, le même responsable a ainsi reconnu que les tarifs appliqués par la compagnie nationale étaient très élevés, et « ne correspondent pas au pouvoir d’achat du citoyen ».

« Les prix sur certains vols d’Air Algérie sont très chers et ne correspondent pas au pouvoir d’achat du citoyen », a-t-il dit. Le même ministre a annoncé que son département allait revoir les prix des billets. Cette décision ne concernera toutefois que les vols domestiques. « Les prix des vols intérieurs vont être revus », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Aïssa Bekkai a également évoqué la situation financière d’Air Algérie, qui souffre d’une grave crise du fait de la pandémie de covid-19 et de son impact sur les voyages.  « Il est nécessaire de revoir la gestion interne de la compagnie », a estimé M. Bekkai, qui a ajouté qu’il y a dans ce sens des « propositions et des mesures à court, moyen et long terme pour relancer la compagnie aérienne nationale ».

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