Voyages et immigration – Une vive polémique s’est déclenchée suite au maintien de la fermeture des frontières maritimes et de la suspension des activités de la compagnie de transport maritime nationale Algérie Ferries.

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Plusieurs secteurs ont souffert de l’arrivée de la pandémie du Coronavirus en Algérie. La crise sanitaire a notamment obligé les autorités algériennes à fermer toutes les frontières du pays au mois de mars 2020. D’où l’arrêt total des activités liées au transport aérien et maritime.

Malgré l’ouverture partielle des frontières aériennes et la reprise des vols internationaux vers sept pays, la compagnie nationale Air Algérie traverse actuellement une grave crise financière. En effet, pas moins de 500.000 billets d’avion ont dû être annulés entre mars 2020 et juin 2021. Pour Algérie Ferries, la situation semble pire. Son PDG avait révélé la semaine dernière à la Commission des Transports et de la Télécommunication de l’Assemblée populaire nationale (APN) que « près de 500 000 passagers et plus de 150 000 véhicules » ont été perdus à cause de la fermeture des frontières.

Entre mars 2020 et août 2021, les pertes d’Algérie Ferries sont estimées à 14 milliards de dinars après l’annulation de pas moins de 750 dessertes maritimes. Un montant colossal auquel le gouvernement algérien n’a pas encore décidé de mettre fin vu le silence conservé sur la question.

Polémique chez Algérie Ferries : la réaction des employés et les appels à la réouverture des frontières

La colère à propos des frontières fermées a pris place au sein des employés d’Algérie Ferries. Après une longue attente d’une décision du gouvernement dans ce sens qui n’a, jusqu’à présent pas eu lieu, les employés de la compagnie de transport maritime ont décidé d’agir. Ces derniers ont organisé, hier dimanche à la capitale Alger, un sit-in pour manifester leur mécontentement face à la situation. Ceux-ci ne comprennent pas pourquoi les traversés maritimes restent suspendues alors qu’Air Algérie est autorisée à effectuer ses vols, d’autant plus que la situation sanitaire semble stable et le protocole mis en place efficace.

Plusieurs députés de l’immigration algérienne n’ont également pas gardé le silence. « Rien ne justifie de continuer à fermer les frontières terrestres et de ne pas reprendre toutes les liaisons maritimes et aériennes » a déclaré Abdelouahab Yagoubi la semaine dernière. « Pourquoi y a-t-il des bateaux à quai à quelques mètres de cet hémicycle alors que les membres de la diaspora, qui sont coincés sur l’autre rive de la Méditerranée en ont plus que jamais besoin ? » a déclaré Tawfik Khedim à son tour à l’Assemblé Populaire Nationale. Yagoubi a ajouté, durant son intervention à l’APN, qu’il espère que la « réponse sera urgente et ne retardera pas cette situation qui ne demande ni budget, ni projets. Bien au contraire, elle contribuera au financement des deux entreprises nationale de transport aérien et maritime actuellement aux bords de la faillite ».

Lire également : Frontières algériennes : Yagoubi soulève la question à l’APN

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