Le ministère de l’Éducation nationale en Algérie a démenti toute instruction visant à exclure les mères du suivi de la scolarité de leurs enfants. Cette mise au point intervient après la circulation, sur les réseaux sociaux, de notes attribuées à certains établissements scolaires, dans lesquelles le père était présenté comme le tuteur légal de référence pour les démarches auprès de l’administration.
Dans un communiqué publié samedi 10 octobre 2026, le département de Mohamed Seghir Saadaoui a tenu à préciser sa position face aux interrogations suscitées par ces documents. Le ministère affirme n’avoir émis aucune directive interdisant aux mères de prendre contact avec les établissements scolaires ou de s’informer sur les résultats et le parcours éducatif de leurs enfants.
La polémique a pris de l’ampleur ces derniers jours, à la suite du partage de documents laissant entendre que les mères ne pouvaient pas être reconnues comme tutrices légales dans les relations avec les écoles, les collèges et les lycées. Ces publications ont soulevé des questions sur les conditions dans lesquelles les parents peuvent intervenir dans le suivi scolaire.
Le ministère affirme n’avoir donné aucune instruction excluant les mères
Dans son communiqué, le ministère de l’Éducation nationale réfute explicitement l’existence d’instructions privant les mères de leur droit de suivre la scolarité de leurs enfants. Il précise que les responsabilités liées aux relations entre les familles et les établissements doivent être organisées dans le cadre des dispositions convenues avec l’établissement concerné.
Le département invite également les parents à consulter les canaux officiels pour obtenir des informations fiables sur les démarches à effectuer. Il recommande notamment de se référer au site officiel du ministère ainsi qu’aux pages des directions de l’éducation afin de vérifier les informations relatives à la gestion des relations entre les familles et les établissements scolaires.
Cette clarification vise à distinguer la position officielle du ministère des consignes diffusées localement et partagées sur les réseaux sociaux. La circulation de ces documents avait alimenté les interrogations sur la place accordée aux mères dans les démarches administratives et le suivi quotidien de la scolarité.
Le suivi des élèves présenté comme une responsabilité partagée
Le ministère insiste également sur le rôle des parents dans l’accompagnement éducatif des élèves. Il rappelle que le suivi des progrès scolaires, l’attention portée aux résultats, ainsi que la discipline et le comportement des enfants au sein des établissements relèvent d’une responsabilité institutionnelle partagée.
Dans cette perspective, le département de l’Éducation nationale présente les parents comme des partenaires des équipes pédagogiques. Leur implication doit contribuer au bon déroulement de la scolarité et au maintien d’un environnement serein et discipliné dans les établissements.
Le communiqué souligne ainsi l’importance de la coopération entre les familles et les responsables éducatifs. Il ne présente pas les mères comme exclues de cette relation et dément, au contraire, toute instruction ministérielle allant dans ce sens.
Une note attribuée à un lycée d’El Oued à l’origine des interrogations
La polémique s’est notamment nourrie de la diffusion d’une note attribuée à un lycée de la wilaya d’El Oued. Le document indiquait que le père était considéré comme le tuteur légal de l’élève et évoquait des difficultés qui auraient été provoquées au sein de l’établissement par certaines mères.
Selon le contenu de cette note, la mère ne pourrait exercer cette responsabilité que dans certaines circonstances, notamment en cas de décès ou d’emprisonnement du père, de divorce ou sur présentation d’un accord écrit de celui-ci.
Il convient donc de distinguer ce document local de la position officiellement exprimée par le ministère. Le communiqué national dément l’existence d’une directive ministérielle excluant les mères, sans que les informations disponibles permettent de préciser les suites éventuellement données à la note diffusée à El Oued.
Avec cette mise au point, le ministère de l’Éducation nationale entend clarifier les informations qui circulent sur les réseaux sociaux et rappeler la place des parents dans le suivi éducatif en Algérie. Les familles sont invitées à privilégier les sources officielles pour connaître les règles applicables dans leurs établissements et éviter toute confusion entre des consignes locales et les orientations du département ministériel.