La remise à niveau de l’hôtel Safir, établissement emblématique du front de mer algérois, franchit une nouvelle étape. La ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Houria Meddahi, s’est rendue, au cours de ces derniers jours, dans cet établissement relevant du Groupe Hôtellerie, Tourisme et Thermalisme (HTT), afin d’évaluer l’avancement des travaux de réhabilitation et de modernisation. Selon les informations communiquées par son département, le chantier a enregistré une progression notable, permettant désormais d’engager l’équipement et l’ameublement de plusieurs espaces.
Cette visite s’inscrit dans le suivi sur le terrain du programme de modernisation des établissements hôteliers publics. L’objectif est de remettre à niveau des infrastructures existantes afin d’améliorer les prestations proposées aux visiteurs et de renforcer l’offre touristique nationale. Pour l’hôtel Safir, l’enjeu consiste notamment à retrouver une place à la hauteur de son positionnement haut de gamme et de ses caractéristiques architecturales.
Accompagnée du bureau d’études et des entreprises chargées de l’exécution du projet, Houria Meddahi a inspecté différents espaces de l’établissement, dont les suites. Le ministère fait état d’une avancée significative des travaux, qui a permis de passer à une nouvelle phase du chantier dans certaines parties de l’hôtel. Les opérations d’équipement et d’ameublement sont ainsi engagées, tandis que l’aménagement des 137 chambres figure parmi les éléments importants de cette intervention.
Cette étape marque une évolution dans le déroulement du projet, puisque la rénovation ne porte pas uniquement sur les travaux d’aménagement. La remise en état des espaces doit également s’accompagner de leur équipement, afin de préparer l’établissement à accueillir de nouveau ses clients dans des conditions conformes aux exigences d’un hôtel de standing supérieur.
Au cours de son déplacement, la ministre a insisté sur le respect du calendrier prévu dans les contrats. Elle a demandé aux entreprises concernées d’accélérer la cadence pour permettre la livraison du projet dans les délais impartis. Pour soutenir cette accélération, elle a notamment préconisé le recours à une organisation du travail en rotation, selon le système dit « 3×8 », qui permet de répartir l’activité sur trois équipes successives.
Le ministère souligne également l’importance d’un contrôle quotidien de l’avancement du chantier. Au-delà du respect des échéances, les responsables doivent veiller à la qualité des réalisations, à l’esthétique des espaces et aux standards attendus dans l’hôtellerie haut de gamme. Les consignes formulées par Houria Meddahi visent ainsi à garantir que le résultat final soit cohérent avec le prestige associé à l’établissement.
Situé dans la capitale, l’hôtel Safir bénéficie de plusieurs atouts, notamment son emplacement stratégique et sa vue directe sur le front de mer. Sa valeur architecturale contribue également à son identité parmi les établissements hôteliers historiques d’Alger. Ces caractéristiques expliquent l’importance accordée à sa réhabilitation dans le cadre des efforts engagés pour moderniser le patrimoine hôtelier public.
L’établissement relève du Groupe Hôtellerie, Tourisme et Thermalisme, qui regroupe des infrastructures appartenant au secteur public. Le projet doit permettre à l’hôtel de retrouver une place parmi les destinations haut de gamme de la capitale, conformément à son classement « Palace », selon les éléments communiqués par le ministère. La rénovation est ainsi présentée comme un moyen de remettre en valeur un établissement dont le positionnement repose à la fois sur son emplacement, son architecture et le niveau de service attendu.
La remise en état de l’hôtel Safir s’inscrit dans une démarche plus large visant à améliorer l’offre touristique en Algérie. La modernisation des établissements publics constitue l’un des leviers mobilisés pour rehausser la qualité des prestations, renforcer l’attractivité de la destination et répondre aux attentes des touristes comme des visiteurs d’affaires. La rénovation des infrastructures existantes doit notamment contribuer à diversifier les capacités d’accueil et à valoriser des sites déjà connus du public.
Pour autant, la visite ministérielle ne permet pas, à elle seule, de connaître la date exacte de réouverture de l’hôtel. Le communiqué met principalement l’accent sur la progression des travaux, l’aménagement des chambres et les instructions adressées aux entreprises afin d’accélérer la réalisation. La livraison dans les délais contractuels demeure donc un objectif clairement réaffirmé, sans qu’une échéance précise soit indiquée dans les informations publiées.
Les prochaines étapes du chantier devront permettre de poursuivre l’équipement des espaces et de finaliser les opérations nécessaires à la remise en service de l’établissement. Pour Alger, la réhabilitation du Safir représente un projet de valorisation du patrimoine hôtelier, avec l’ambition de rétablir un établissement emblématique dans le segment haut de gamme et de participer au développement de l’offre touristique de la capitale.