Les automobilistes qui roulent avec une voiture équipée au GPL doivent veiller à respecter certaines règles spécifiques liées à la sécurité de leur véhicule. La Gendarmerie nationale vient notamment de rappeler une obligation qui concerne directement les propriétaires de véhicules fonctionnant au « Sirghaz », sous peine de sanctions prévues par la réglementation algérienne.
Dans une publication diffusée sur la page « Tariki », spécialisée dans l’information et la prévention routières et relevant de la Gendarmerie nationale, les autorités ont attiré l’attention des conducteurs sur la nécessité de disposer d’un extincteur à bord des véhicules équipés d’un système GPL.
Le rappel porte plus précisément sur l’obligation de mettre à disposition un extincteur à poudre d’un poids minimal de 2 kilogrammes. Cet équipement fait partie des dispositifs de sécurité exigés pour les véhicules concernés par ce type de motorisation. Son absence constitue, selon la Gendarmerie nationale, une infraction aux dispositions réglementaires relatives aux équipements obligatoires des véhicules.
Cette précision concerne particulièrement les propriétaires ayant fait installer un système GPL sur leur voiture ou utilisant un véhicule conçu pour fonctionner avec ce carburant. Le GPL, couramment appelé « Sirghaz » en Algérie, nécessite en effet certaines précautions supplémentaires en raison des caractéristiques du gaz utilisé comme carburant.
La Gendarmerie nationale insiste ainsi sur le fait que l’extincteur ne constitue pas un simple équipement facultatif que l’automobiliste pourrait choisir de transporter ou non. Pour les véhicules concernés, sa présence répond à une obligation réglementaire. L’équipement doit par ailleurs correspondre aux caractéristiques exigées, notamment en ce qui concerne sa nature et sa capacité minimale.
En cas de contrôle, un véhicule équipé au GPL mais dépourvu de l’extincteur requis peut donc faire l’objet d’une procédure. La page « Tariki » précise que la constatation de cette infraction donne lieu à l’établissement d’un procès-verbal, lequel est ensuite transmis conformément aux procédures légales en vigueur.
La sanction applicable dans ce cas relève notamment de l’article 459 du Code pénal. Celui-ci prévoit une amende comprise entre 10 000 et 20 000 dinars. Dans certaines situations prévues par le texte, cette sanction peut également être accompagnée d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois jours.
Le rappel de la Gendarmerie intervient alors que les véhicules équipés au GPL sont particulièrement présents sur les routes algériennes. Ce carburant est largement utilisé par les automobilistes, notamment en raison de son coût inférieur à celui de certains autres carburants. Mais l’utilisation du GPL implique également le respect d’exigences particulières concernant l’installation et les équipements de sécurité.
Pour les conducteurs concernés, la vérification de la présence de l’extincteur constitue donc une précaution importante avant de prendre la route. Il est notamment recommandé de s’assurer que le véhicule dispose bien d’un extincteur à poudre répondant au poids minimal exigé par la réglementation.
Au-delà du risque de sanction financière, la présence de cet équipement répond également à un objectif évident de sécurité. En cas de départ de feu, disposer rapidement d’un extincteur adapté peut permettre au conducteur d’intervenir dans les premières secondes, avant que la situation ne devienne plus difficile à maîtriser.
La Gendarmerie nationale rappelle régulièrement, à travers sa communication dédiée aux usagers de la route, les obligations auxquelles sont soumis les automobilistes. Ces rappels concernent aussi bien les documents nécessaires à la circulation que les équipements obligatoires et les règles de comportement sur les routes.
Pour les propriétaires de véhicules fonctionnant au GPL, le message est donc clair : l’absence de l’extincteur réglementaire peut être considérée comme une infraction et entraîner l’établissement d’un procès-verbal. La réglementation prévoit dans ce cas une amende pouvant atteindre 20 000 dinars, avec la possibilité d’une peine d’emprisonnement allant jusqu’à trois jours.
Les automobilistes concernés ont ainsi tout intérêt à vérifier leur équipement avant leurs prochains déplacements et à s’assurer que l’extincteur présent à bord correspond bien aux exigences fixées par la réglementation, notamment le seuil minimal de 2 kilogrammes mentionné par la Gendarmerie nationale.