Visas et immigration – La question de la date d’ouverture des frontières algériennes continue d’être au cœur de l’actualité. Hier lundi, c’est le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer qui s’est exprimé sur le sujet.

L’Algérie a en effet fermé ses frontières depuis bientôt une année, alors que les premiers cas de Covid-19 faisaient leur apparition dans le pays. Depuis, aucune date n’a été avancée pour leur réouverture, même si le gouvernement a pris au cours des derniers mois plusieurs mesures d’assouplissement des restrictions sur les déplacements. Dans ce sens, les autorités du pays ont notamment autorisé la reprise du transport terrestre inter-wilayas et la reprise partielle des vols domestiques.

Par ailleurs, plusieurs spécialistes ont abordé la question de la réouverture des frontières au cours des derniers mois, avec des discours qui ont considérablement évolué au fil du temps. Toutefois, la conclusion qui ressort à chaque fois est que la réouverture des frontières ne dépend pas seulement de l’Algérie. Ainsi, même si la situation sanitaire en Algérie semble satisfaisante, ce n’est pas le cas dans les pays européens, et notamment en France. Ceux-ci sont en effet frappés par une nouvelle vague de la pandémie depuis plusieurs semaines, ce qui les a obligés à renforcer leurs restrictions sur les voyages internationaux.

Date d’ouverture des frontières algériennes : ce qu’a dit le gouvernement

Du côté des autorités algériennes, c’est le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer qui a été le dernier responsable en date à s’exprimer sur l’ouverture des frontières algériennes. « Comme il a été rappelé à plusieurs reprises, la vie des Algériens n’a pas de prix (…). Par conséquent, nous ne risquerons pas la vie de nos fils et de nos filles tant que nous ne nous débarrasserons pas de l’épidémie de manière définitive », a-t-il dit hier lundi, dans une déclaration au média arabophone Al-Massa. « À ce titre, je répète que l’ouverture de l’espace aérien et la reprise des vols internationaux demeurent la prérogative du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus », a-t-il ajouté.

Le comité scientifique a de son côté estimé, par le biais du Dr Bekkat Berkani, que la réouverture des frontières devrait attendre la vaccination d’au moins 50% des citoyens algériens. « Il faudrait (…) atteindre l’objectif qu’on s’est fixé pour parvenir à une certaine immunité collective qui nous permettrait d’ouvrir nos frontières tout en tenant compte de l’évolution de la situation épidémiologique chez les autres pays », avait dit le Dr Bekkat Berkani il y a quelques jours dans une déclaration au site spécialisé Visa Algérie. Dans ce sens, la réouverture des frontières de l’Algérie ne devrait pas intervenir avant quelques mois dans le meilleur des cas, puisque plusieurs laboratoires dans le monde viennent de revoir à la baisse les estimations de leur production. La reprise normale des voyages pourrait même ne pas intervenir avant le début de l’année 2022, puisque le Dr Bekkat Berkani a estimé que la vaccination de 50% de la population algérienne, équivalent à 20 millions de personnes, ne devrait pas être atteinte avant au moins la fin de cette année.

Lire également : Vaccin anti Covid en Algérie : vers la réouverture des frontières ?