Voyages et immigration – Les étudiants africains, dont les algériens qui souhaitent étudier au Canada doivent faire face à d’importantes difficultés dans le traitement de leurs dossiers.

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Le Canada est le pays qui compte la plus importante communauté d’algériens expatriés après la France. Ce pays d’Amérique du Nord est en effet devenu ces dernières années l’une des principales destinations des ressortissants nationaux, et notamment des étudiants. Ceux-ci sont en effet de plus en plus nombreux à demander un permis d’études pour se rendre au Canada, notamment en raison de difficultés de plus en plus importantes pour obtenir un visa pour la France.

Une vive polémique a toutefois éclaté suite à des révélations de Radio Canada sur les disparités concernant le traitement des demandes des étudiants africains, dont les algériens. Selon le même média, les taux de refus des permis d’études pour les ressortissants de pays tels que l’Algérie, le Togo ou encore le Sénégal avoisine les 80%, alors que des étudiants issus d’autres parties du monde obtiennent ledit permis sans grande difficulté.

Plusieurs universités canadiennes, notamment dans la province francophone du Québec, ont d’ailleurs affiché leur incompréhension face au taux de refus important auquel font face les étudiants africains, dont les algériens.

Immigration au Canada : les étudiants algériens discriminés ?

Selon le quotidien local Le Devoir, les taux de refus que reçoivent les étudiants africains, dont les algériens qui souhaitent étudier au Canada ne sont toutefois pas le résultat d’une quelconque discrimination à leur égard. Ledit média en impute ainsi la responsabilité à l’outil informatique Chinook, utilisé par les autorités canadiennes pour faciliter le traitement des demandes des permis d’études.

Toujours selon la même source, le taux de refus des permis d’études n’a d’ailleurs pas cessé d’augmenter depuis l’introduction dudit outil en 2018. Le même média note également que cet outil ne conserve aucun historique concernant les motifs de refus des permis d’études notifiés aux étudiants étrangers.

Selon Radio Canada, la province du Québec a d’ailleurs officiellement soulevé le problème auprès des autorités fédérales à Ottawa, d’autant plus que plusieurs étudiants se sont vus refuser leur permis d’études alors même qu’ils avaient l’accord d’établissement basés dans cette province francophone. Ottawa s’est quant à elle défendue en affirmant que toutes les demandes d’immigration sont traitées de la même manière, sans rapport avec les pays de provenance ou la province de destination des demandeurs.

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