Voyages et immigration – Le Dr Faouzi Derrar, directeur de l’Institut Pasteur d’Algérie, s’est exprimé hier mercredi sur le maintien de la fermeture des frontières du pays.

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Le gouvernement algérien maintient les frontières fermées depuis maintenant plus de 13 mois, et tous les vols réguliers au départ et à destination des aéroports algériens demeurent suspendus du fait de cette mesure. De plus, les autorités ont décidé, depuis le 1er mars dernier, de suspendre les vols de rapatriement de la compagnie aérienne nationale, Air Algérie. Alors que cette décision était sensée prendre fin le 31 mars dernier, elle reste toujours en vigueur et, selon Air Algérie, elle durera au moins jusqu’à la fin de ce mois d’avril.

Dans ce contexte, les membres de la diaspora ont multiplié les appels pour exhorter les autorités à les autoriser à rentrer au pays. Ainsi, des internautes ont lancé une pétition à l’adresse du chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, l’appelant à « ouvrir les frontières sous conditions (…), comme tous les autres pays ». « La diaspora algérienne souffre, et nous ne pouvons supporter plus que ça », ont écrit les auteurs de cette pétition.  La Coordination des associations de la société civile de l’immigration algérienne et des cadres algériens à l’étranger et en Algérie a également adressé une lettre similaire au président algérien. « Nous vous implorons (…), Monsieur le président, d’autoriser vos concitoyens de l’étranger à renter dans leur pays. Vos équipes seront certainement aptes à éditer des règles sanitaires (tests, isolement…) qui permettront ces voyages en toute sécurité et qui seront acceptées de bon cœur par tous », lit-on notamment dans la lettre en question.

Frontières algériennes : l’Institut Pasteur d’Algérie s’exprime

De son côté, le directeur de l’Institut Pasteur d’Algérie, le Dr Faouzi Derrar s’est également exprimé sur le maintien de la fermeture des frontières du pays. De passage hier mercredi sur les ondes de la chaîne 3 de la Radio nationale, le même spécialiste a ainsi affirmé que cette mesure du gouvernement avait évité à l’Algérie une circulation plus importante des variants du Coronavirus, qui sont actuellement présents dans plusieurs régions du pays.

« Heureusement pour nous, les frontières ont été maintenues fermées quand les variants du covid-19 sont apparus.», a-t-il dit. « Quand l’Institut Pasteur d’Algérie a détecté les premiers variants, nous étions dans un état de fermeture qui a, à mon avis empêché que le variant se diffuse plus rapidement qu’il ne l’est maintenant », explique le Dr Derrar.

Le même spécialiste a également mis en garde contre les risques d’une nouvelle vague du virus, en appelant à l’observation stricte des mesures de prévention, dont le port du masque et la distanciation sociale.  « Dernièrement, il y a un relâchement quasi-total. Pour certains citoyens, la pandémie est derrière nous ce qui est totalement faux », a-t-il constaté, en ajoutant qu’« il faut absolument revenir sur les mesures adaptées aux interactions sociales en termes de protection et de port de masque, parce qu’il va falloir absolument freiner cette évolution pour ne pas aller vers une troisième vague ».

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