Voyager entre la France et l’Algérie va coûter encore plus cher à certains passagers de Transavia. La compagnie aérienne low-cost du groupe Air France-KLM a décidé d’appliquer une hausse de taxe sur des billets déjà achetés, une mesure qui a pris de court de nombreux voyageurs. Cette décision, conséquence directe de l’augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d’avion en France, suscite incompréhension et frustration parmi les passagers qui s’apprêtaient à voyager sans s’attendre à une dépense supplémentaire.
La hausse de la taxe, intégrée au budget de l’État pour 2025, porte la TSBA (taxe de solidarité sur les billets d’avion) à 7,4 euros pour les vols intérieurs et européens, et jusqu’à 15 euros pour les vols hors Europe. Une augmentation qui pèse directement sur les compagnies aériennes, dont Transavia, qui a pris l’initiative de faire supporter ce coût aux clients ayant réservé avant la mise en place de la taxe.
Les voyageurs concernés, qui avaient acheté leur billet avant le 28 octobre 2024 pour un vol prévu à partir du 3 mars 2025, ont commencé à recevoir des notifications de la compagnie leur demandant de régulariser leur situation en s’acquittant du montant de la nouvelle taxe. Un e-mail est envoyé pour informer ces passagers de la nécessité d’un paiement supplémentaire avant leur voyage. En cas de refus ou d’oubli, ces derniers risquent tout simplement de ne pas pouvoir s’enregistrer en ligne et donc d’être bloqués à l’embarquement.
Cette décision de Transavia repose sur ses conditions générales de transport, qui prévoient que la compagnie peut « facturer séparément au passager tous les frais, taxes et suppléments imprévus ». Une clause contractuelle qui lui permet d’imposer cette hausse aux clients après l’achat de leur billet. Toutefois, cette annonce a été mal accueillie par les voyageurs, en particulier ceux régulièrement en transit entre la France et l’Algérie, pour qui chaque hausse de tarif représente un impact financier non négligeable.
Si Transavia a choisi cette option, d’autres compagnies aériennes, comme Air France, ont décidé de ne pas appliquer cette hausse de manière rétroactive. Air France a justifié son choix en évoquant la complexité de son réseau international et les difficultés logistiques qu’entraînerait une telle régularisation. Les clients ayant réservé avec cette compagnie ne verront donc pas leur facture alourdie, contrairement aux passagers de Transavia.
Pour les passagers des vols entre la France et l’Algérie, cette nouvelle augmentation s’ajoute à une série de hausses successives du prix des billets entre les deux pays. Entre l’offre limitée, la forte demande et les fluctuations des prix en période estivale, les coûts des trajets aériens sont déjà considérés comme excessifs par de nombreux passagers. Cette surcharge supplémentaire renforce ainsi le sentiment d’une pression financière constante sur ceux qui voyagent régulièrement entre la France et l’Algérie.
Face aux critiques, Transavia assume pleinement sa décision, arguant qu’elle ne fait que répercuter une mesure fiscale décidée par les autorités françaises. La compagnie explique que ce surcoût est une obligation légale et qu’elle n’a pas d’autre choix que de le répercuter sur les passagers, même si ces derniers avaient acheté leurs billets bien avant l’annonce officielle de la hausse de la taxe. Cependant, pour les clients qui avaient budgété leur voyage avec précision, cette nouvelle dépense imprévue passe mal.
Alors que les premières régularisations sont en cours, la question reste de savoir si cette stratégie de Transavia ne risque pas de nuire à son image et à la fidélité de ses clients. De nombreux passagers pourraient être tentés de se tourner vers des alternatives, notamment d’autres compagnies présentant des tarifs plus transparents. D’autant plus que d’autres taxes sur l’aérien pourraient être envisagées à l’avenir, renforçant ainsi la grogne des voyageurs qui estiment déjà payer le prix fort pour leurs déplacements.
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