L’affaire autour de l’utilisation de la photographie de l’actrice et créatrice de contenu algérienne Hanaa Mansour connaît une nouvelle évolution. Après avoir publiquement dénoncé l’utilisation de son image par le magazine français Le Point, la comédienne a finalement obtenu le retrait de la photographie de l’article concerné.
Hanaa Mansour, connue également sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme « Rexleur », avait réagi à la publication d’un article signé Kamel Daoud et intitulé « Monologue imaginaire d’une Franco-Algérienne ». Le texte, présenté comme un monologue fictif, met en scène à la première personne une femme partagée entre son identité française et ses origines algériennes.
C’est précisément l’illustration choisie pour accompagner ce texte qui avait provoqué la réaction de Hanaa Mansour. Une photographie de la comédienne avait été utilisée pour illustrer l’article, alors qu’elle affirme n’avoir été ni sollicitée ni consultée au préalable.
Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, l’actrice avait expliqué qu’elle refusait que son image soit associée au contenu ou à la ligne éditoriale de l’article. Elle avait également demandé le retrait immédiat de sa photographie de l’article ainsi que de tout support lié à sa publication, tout en indiquant se réserver le droit d’engager les démarches qu’elle jugerait nécessaires afin de faire respecter ses droits.
Quelques heures après cette prise de position, Le Point a finalement retiré la photographie de Hanaa Mansour de l’article.
Cette évolution constitue un nouvel épisode dans une affaire qui avait rapidement suscité des réactions sur les réseaux sociaux. La question soulevée par la comédienne était en effet distincte du contenu même du texte de Kamel Daoud : elle concernait l’utilisation de son image et l’association de celle-ci à un récit qu’elle affirme ne pas représenter et auquel elle ne souhaite pas être associée.
L’article de Kamel Daoud est explicitement présenté comme un « monologue imaginaire ». Il développe une réflexion littéraire autour de la double appartenance, du rapport à la France, aux origines algériennes, à la liberté et au regard de l’entourage. La photographie de Hanaa Mansour donnait toutefois un visage réel à cette narration fictive.
Hanaa Mansour, de son côté, a donc choisi de prendre publiquement ses distances avec cette association. Son parcours dans le milieu artistique algérien est notamment marqué par la comédie, le mannequinat et la création de contenus sur les réseaux sociaux. Elle figure également au casting de productions cinématographiques algériennes récentes, dont Première ligne de Merzak Allouache.
Le retrait de la photographie constitue désormais le principal élément nouveau dans cette affaire. Il répond à la demande formulée publiquement par l’actrice, même si aucune information publique ne permet à ce stade de connaître les échanges éventuels intervenus entre Hanaa Mansour et Le Point avant le retrait.
Pour la comédienne, l’essentiel était de faire retirer une image qu’elle estimait avoir été utilisée sans son accord et de dissocier clairement son identité du contenu auquel la photographie avait été associée.
Le Point a donc fini par retirer la photo. Espérons que ce type de situation ne se reproduise plus.