Voyages et immigration – La baisse des contaminations enregistrée ces derniers jours en Algérie pourrait inciter le gouvernement à une ouverture plus large des frontières du pays.

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L’Algérie est touchée depuis plusieurs semaines par une nouvelle vague de Covid-19 alors qu’elle avait maintenue une situation sanitaire stable depuis le début de cette année. Les contaminations avait ainsi atteint des chiffres records, avec un pic à presque 2000 cas quotidiens il y a quelques jours. Les hôpitaux se sont d’ailleurs retrouvés saturés et en manque d’oxygène, ce qui a notamment obligé le gouvernement à réquisitionner des structures hôtelières pour accueillir l’important flux de malades.

Toutefois, cette nouvelle vague de la pandémie semble enfin connaître une accalmie. Ce lundi, le bilan des contaminations a connu une baisse pour le troisième jour consécutif, et est repassé en dessous de la barre des 1000 cas pour la première fois depuis plusieurs semaines. Selon les chiffres officiels du ministère de la santé, les différentes structures sanitaires du pays ont ainsi enregistré 992 nouvelles contaminations et 28 nouveaux décès au cours des dernières 24 heures, contre 1020 contaminations recensées hier dimanche.

Baisse des contaminations en Algérie : quel impact sur les frontières ?

Cette baisse des contaminations en Algérie devrait d’ailleurs avoir un impact positif sur la suite à donner à l’ouverture des frontières du pays entamée le 1er juin dernier. En effet, voilà maintenant plusieurs semaines que la diaspora algérienne réclame une augmentation des vols et une réouverture des frontières maritimes à destination du territoire national. Ces derniers jours, plusieurs personnalités ont lancé des appels dans ce sens au gouvernement. Le dernier en date a été le sénateur du FLN Abdelouahab Benzaïm, qui a saisi le premier ministre Aymen Benabderrahmane par le biais d’une lettre ouverte publiée hier sur son compte Facebook.

« L’heure est venue pour une ouverture totale avec l’étranger avec les mêmes conditions dans tous les aéroports algériens », avait-il indiqué, en estimant que « Cette mesure permettra d’atténuer les pertes enregistrées quotidiennement par la compagnie aérienne nationale Air Algérie. Elle permettra aussi aux émigrés qui souffrent tous les jours et qui ne peuvent pas rentrer notamment durant ce mois d’août ». « Les frontières maritimes sont toujours fermées. Un avion transporte entre 250 et 300 passagers alors qu’un navire peut transporter 1 300 passagers. Donc, on peut programmer des dessertes maritimes au départ de Barcelone ou de Marseille, avec des tests qui seront réalisés durant la traversée. Une seule desserte maritime équivaut à 5 vols », avait suggéré pour sa part le député Mohamed Hani dans des déclarations accordées au média arabophone Tariq News au cours de la semaine passée.

Il s’agit d’ailleurs là d’un avis partagé par plusieurs spécialistes, qui ont estimé que la nouvelle vague de Covid-19 n’avait aucun lien avec l’ouverture partielle des frontières. Le gouvernement n’a toutefois annoncé aucune décision officielle à l’heure actuelle. La réunion périodique du Conseil des ministres, qui s’était déroulée hier dimanche n’a pas inscrit cette question à son ordre du jour. Il faudra donc attendre au minimum la prochaine réunion dudit conseil, qui se déroulera dans deux semaines pour voir une éventuelle ouverture plus large des frontières, qui si elle est décidée devrait entrer en vigueur au début du mois de septembre prochain au minimum.

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