Transport aérien – La compagnie aérienne nationale, Air Algérie a fait des prévisions alarmantes concernant l’impact de la fermeture des frontières sur ses finances. Le transporteur aérien public vit en effet une grave crise depuis maintenant plus d’une année.

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La fermeture des frontières algériennes a durement impacté le secteur du transport dans le pays. La compagnie aérienne nationale a ainsi vu ses avions cloués au sol pendant plusieurs mois, et même si elle a repris les vols domestiques depuis le mois de décembre 2020, son activité à l’international demeure actuellement suspendue. Dans ce contexte, la compagnie a déjà subi de lourdes pertes s’élevant à 40 milliards de dinars pour l’année 2020, selon des chiffres révélés il y a quelques mois par l’ex-ministre des transports Lazhar Hani.

Dans ce contexte, la compagnie nationale a déjà tiré la sonnette d’alarme quant au risque de faillite qui la guette du fait du maintien des restrictions sur les voyages. « La compagnie (…) se retrouvera, dans quelques semaines, avec une trésorerie totalement dans le négatif », avait notamment déclaré une source au sein d’Air Algérie citée par le quotidien El Watan au début du mois d’avril dernier. La compagnie publique compte d’ailleurs solliciter une aide de près d’un milliard de dollars de la part de l’État pour faire face à ses difficultés. Selon le site arabophone Al Arabi Al Jadeed, les responsables du transporteur aérien algérien comptent étudier cette option lors d’une réunion prévue pour le 7 mai prochain.

Fermeture des frontières : les prévisions alarmantes d’Air Algérie

Par ailleurs, Air Algérie a livré des prévisions alarmantes concernant les pertes qu’elle risque encore de subir avec le prolongement de la fermeture des frontières du pays. La compagnie nationale prévoit ainsi « un manque à gagner de 260 millions de dollars pour l’année en cours, contre des pertes évaluées à 290 millions de dollars durant l’exercice 2020 », indique ce dimanche le quotidien El Watan, qui cite des sources proches de ce dossier.

Toujours selon la même source, Air Algérie subirait actuellement des pertes quotidiennes d’environ 2 millions d’Euros, absorbées principalement par la maintenance de ses avions et aura besoin de « 2 milliards de dollars pour pouvoir redécoller dans de meilleures conditions. ».

Outre ses soucis financiers, rappelons également qu’Air Algérie suscite la colère en Europe, et notamment en France à cause de sa politique de remboursement des billets non utilisés. La compagnie nationale est en effet classée, avec Tunisair et Royal Air Maroc, parmi les transporteurs aériens qui remboursent le moins bien leurs clients. « Nous avons surtout des difficultés avec les compagnies (…) notamment installées au Maghreb. Elles jouent sur le fait que leur siège est installé en dehors de l’Europe », avait déclaré en septembre 2020 un responsable chez vol-retarde.fr. Le sénateur français Damien Regnard avait également déclaré, en décembre dernier, avoir saisi le ministère français des transports sur ce sujet. « Nous savons très bien que certaines compagnies ne respectent pas le règlement européen, comme Tunisair, Air Algérie, par exemple », avait-il déclaré.

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