L’Algérie augmentera sa production de pétrole à compter du mois de septembre 2026, conformément à la nouvelle décision prise par les pays membres de l’alliance OPEP+ engagés dans les réductions volontaires de production. Cette hausse s’inscrit dans le processus de retour progressif à des niveaux de production plus élevés, engagé par plusieurs producteurs afin d’accompagner l’évolution du marché pétrolier mondial.
Le ministre d’État, ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, a participé par visioconférence à plusieurs réunions ministérielles consacrées au suivi des engagements pris dans le cadre de la Déclaration de coopération de l’OPEP+. Les travaux se sont déroulés en présence du président-directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, ainsi que du président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Abdelkader Cherfaoui.
Dans un premier temps, Mohamed Arkab a pris part à une réunion de coordination réunissant les sept pays ayant accepté des réductions volontaires de leur production. Étaient également représentés l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït et le Sultanat d’Oman.
À l’issue des consultations, les participants ont décidé d’augmenter progressivement leur production collective de 188 000 barils par jour à partir de septembre 2026. Cette mesure s’inscrit dans la poursuite du démantèlement progressif des réductions volontaires mises en place depuis avril 2023 afin de soutenir les cours du brut et de préserver l’équilibre entre l’offre et la demande sur le marché international.
Pour l’Algérie, cette décision se traduira par une hausse de 6 000 barils par jour dès le mois de septembre. La production nationale atteindra ainsi 1,007 million de barils par jour, marquant une nouvelle étape dans le retour progressif aux niveaux de production autorisés par l’OPEP+.
Les ministres ont également réaffirmé leur volonté de poursuivre une coordination étroite entre les pays concernés. Ils ont insisté sur l’importance de suivre de près l’évolution des marchés internationaux de l’énergie, dans un contexte marqué par les incertitudes économiques mondiales, les tensions géopolitiques et les fluctuations de la demande.
Par ailleurs, Mohamed Arkab a participé à la 67e réunion du Comité ministériel mixte de suivi (JMMC), chargé de surveiller la mise en œuvre des engagements pris par les pays signataires de la Déclaration de coopération. Cette réunion a rassemblé les représentants de plusieurs États membres, dont l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït, le Nigeria, le Venezuela, le Kazakhstan et la Russie.
Au cours des échanges, le comité a examiné le niveau de conformité des pays participants aux réductions volontaires de production appliquées durant les mois de mai et juin 2026. Les membres du comité ont salué les efforts consentis pour respecter les engagements collectifs, rappelant que le maintien d’un haut niveau de discipline demeure essentiel pour préserver la stabilité du marché pétrolier mondial.
L’OPEP+ continue ainsi d’ajuster sa stratégie en fonction de l’évolution des fondamentaux du marché. En autorisant une augmentation progressive de la production tout en maintenant un mécanisme de suivi permanent, l’alliance entend répondre à l’évolution de la demande sans compromettre l’équilibre du marché ni la stabilité des prix.