Algérie actualité– L’ancien ministre des travaux publics, Amar Ghoul a pointé l’ex-chef de l’État Abdelaziz Bouteflika dans une affaire de corruption. C’est lors du procès en appel d’Ali Haddad, qui se tient devant la cour d’Alger depuis le 11 octobre, qu’Amar Ghoul a comparu.

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En effet, la cour d’Alger juge en appel l’homme d’affaires Ali Haddad ainsi que plusieurs anciens responsables. Amar Ghoul, ancien ministre des travaux publics, a comparu hier 13 octobre devant la même juridiction. Interrogé sur les marchés octroyés à Ali Haddad, Amar Ghoul n’a pas hésité à pointer Bouteflika du doigt. « tous les dossiers dont il est question ici relevaient de la présidence de la République, le ministère exécutait », a-t-il dit, selon ce que rapporte le Soir d’Algérie.

Ainsi, Amar Ghoul tient Abdelaziz Bouteflika pour responsable des affaires de corruption qui ont eu lieu sous sa présidence. L’ancien ministre des travaux publics algérien a déclaré que c’était toujours le président, le premier ministre ou le chef du gouvernement qui prenaient les décisions. Niant ainsi toute implication dans la prise de décisions, car se considérant comme exécutant d’ordres venus d’autorités supérieures à lui.

Vers le jugement d’Abdelaziz Bouteflika ?

Par ailleurs, il est à noter que ce n’est pas la première fois que le nom de Bouteflika est évoqué dans le cadre de procès pour corruption. En effet, les anciens ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal avaient déjà tenu, à peu de chose près, les mêmes propos qu’Amar Ghoul. Néanmoins, la justice n’a pour le moment entrepris aucune démarche contre l’ex-président.

Outre Ali Haddad, Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia comparaissent également dans ce procès. La cour d’Alger avait déjà prononcé, en juillet dernier, une peine de 18 ans de prison contre l’oligarque Ali Haddad.

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