Algérie actualité– Le procès de Nachinachi Zoulikha-Chafika, alias « madame Maya », a permis de lever en partie le voile sur les liens qu’entretenait cette dernière avec l’ex-président Bouteflika. Jugée devant le tribunal de Chéraga, elle comparaît en compagnie de plusieurs autres accusés.

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En effet, en plus de « madame Maya », plusieurs anciens responsables sont poursuivis dans le cadre de ce procès. Les ex-ministres Abdelghani Zaalane, et Mohamed El Ghazi, font notamment partie des accusés. L’ex-DGSN Abdelghani Hamel est également jugé devant le même tribunal. En plus de ces anciens responsables, les deux fille de « madame Maya » comparaissent également devant le tribunal de Chéraga.

Les accusés sont tous poursuivis dans des affaires ayant trait à la corruption. Le blanchiment d’argent, le trafic d’influence et la dilapidation de deniers publics font notamment partie des chefs d’accusation retenus contre eux.

Les relations de madame Maya avec Bouteflika

Interrogée sur ses relations avec l’ex-président Bouteflika, la principale accusée a notamment reconnu avoir obtenu des avantages grâce à celui-ci. Elle a notamment évoqué « une relation très fusionnelle », qui liait son père à Bouteflika, avant même qu’il ne devienne président. Par ailleurs, elle a affirmé avoir été « en contact direct » avec l’ancien président, qui lui a facilité la réalisation de plusieurs de ses projets.

Mohamed Rougab, secrétaire particulier de Bouteflika à l’époque des faits, a également été appelé à témoigner lors de ce procès. Ce dernier a notamment indiqué que « Madame Maya » n’a jamais rencontré personnellement l’ex-président. Selon ses déclarations, c’est lui-même qui l’a reçue une seule fois à la présidence, en 2004. C’est Abdelaziz Bouteflika lui-même qui est intervenu dans son cas, et non son frère Saïd, a-t-il affirmé.

De lourdes peines requises contre les accusés

Par ailleurs, de lourdes peines ont été requises contre les accusés dans cette affaire. « Madame Maya » risque ainsi jusqu’à 15 ans de prison et une forte amende. La même peine a été requise contre les anciens ministre Abdelghani Zaalane et Mohamed El Ghazi. Les deux fille de la principale accusée risquent, quant à elles, jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. Pour sa part, l’ex-DGSN Abdelghani Hamel a vu une peine de 12 ans d’emprisonnement requise contre lui. Concernant le reste des accusés, le procureur a requis contre eux des peines allant de 5 à 10 ans de détention.

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