« Rentre en Algérie » : une Française de 86 ans condamnée

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Une affaire de harcèlement et d’injures racistes a récemment secoué la banlieue de Caen, mettant en lumière la complexité des relations de voisinage et les limites de la tolérance. Une Française de 86 ans a été condamnée pour avoir proféré des insultes à caractère raciste envers sa voisine, allant jusqu’à lui lancer : « Sale Arabe, rentre en Algérie ». Les faits remontent à janvier 2025 et ont été filmés par un témoin, ce qui a constitué une preuve déterminante lors du procès. Cette Française de 86 ans, visiblement en désaccord avec la cohabitation dans l’immeuble, a vu sa situation judiciaire se compliquer malgré ses dénégations et ses explications sur un prétendu complot à son encontre.

L’incident qui a fait basculer cette affaire s’est produit le 6 décembre 2024. Une voisine, présente sur les lieux, a enregistré la scène où l’octogénaire s’en prend violemment à sa victime en raison de son origine algérienne et de son port du voile. L’insulte « Sale Arabe, rentre en Algérie » a marqué les esprits et symbolise la gravité des propos racistes tenus par cette Française de 86 ans. Selon les témoignages, le comportement de cette résidente âgée était souvent vindicatif, et plusieurs autres voisins, y compris des jeunes étudiants, la qualifiaient de « petite vieille méchante ».

La relation entre les deux femmes avait pourtant été cordiale avant que la voisine ne bloque le numéro de téléphone de l’octogénaire. À partir de ce moment, la Française de 86 ans aurait multiplié les insultes et les comportements de harcèlement. La plaignante, éprouvant un sentiment d’insécurité dans son propre domicile, a décidé de porter l’affaire devant le tribunal, mettant en évidence l’escalade verbale et les propos discriminatoires de sa voisine.

Lors de l’audience, la Française de 86 ans a reconnu avoir proféré certains propos injurieux comme « connasse », tout en niant la dimension raciste de ses paroles. Elle a expliqué que sa visite chez la voisine avait pour but de l’informer de la mort de son chien, et que les tensions étaient amplifiées par ce qu’elle qualifiait de jalousie des autres habitants. Pourtant, la vidéo capturée par un témoin contredisait ces arguments et démontrait clairement l’usage de propos racistes dirigés contre une personne d’origine algérienne, rendant la défense de la prévenue difficilement crédible.

Après examen des éléments du dossier, le tribunal de Caen a jugé que les faits de harcèlement et d’injures racistes étaient avérés. La procureure a souligné que certaines injures publiques étaient prescrites mais que le comportement de la Française de 86 ans constituait une infraction pénale nécessitant sanction. Le verdict a été prononcé : une amende de 500 euros avec sursis pour la prévenue, accompagnée de 254 euros pour les frais de procédure.