Voyages et immigration – Une association de la diaspora algérienne s’est montrée défavorable à la réouverture des frontières et à la reprise des vols vers l’Algérie dans l’immédiat.

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Alors que les frontières algériennes demeurent fermées depuis le 17 mars 2020, les membres de la communauté nationale à l’étranger ont lancé plusieurs appels pour leur réouverture. « La diaspora algérienne souffre et nous ne pouvons supporter plus que ça », lit-on notamment dans une pétition à l’adresse du chef de l’État Abdelmadjid Tebboune lancée il y a quelques semaines, et dont les auteurs ont appelé le président algérien à « ouvrir les frontières sous conditions (…) comme tous les autres pays ».

Un collectif représentant plusieurs associations de la communauté algérienne à l’étranger a également adressé un message dans ce sens au chef de l’État. « Nous sommes prêts à présenter des alternatives pour ouvrir les frontières, tout en préservant le pays de la pandémie et le droit des Algériens bloqués à l’étranger de retourner dans [en Algérie] », a notamment écrit ledit collectif dans un communiqué rendu public il y a quelques jours, et dont il a transmis des copies au chef de l’État, au ministre de la santé ainsi qu’au comité scientifique de surveillance et de suivi de la pandémie.  « Des statistiques fiables et des informations sur les réseaux sociaux confirment que des étrangers de différentes nationalités entrent et sortent régulièrement de l’Algérie depuis l’annonce de la fermeture de la frontière jusqu’à nos jours », affirment également les rédacteurs de ce document.

Reprise des vols vers l’Algérie : une association de la diaspora défavorable

Toutefois, une autre association de la diaspora s’est montrée défavorable à une reprise des vols vers l’Algérie dans le contexte actuel. Il s’agit de l’Association Action citoyenne des Algériens à l’étranger (ACAE), basée à Marseille en France, et qui a appelé la communauté algérienne à l’étranger à faire preuve de « patience » vis-à-vis du maintien de la fermeture des frontières. « Chaque pays a choisi sa stratégie, alors quand on voit les chiffres de l’épidémie en Algérie, peut-être que la fermeture des frontières était la bonne décision à prendre », a estimé Youcef Bouabboune, membre actif de ladite association cité par le quotidien francophone Liberté. 

« Le programme de rapatriement consistait en de simples tests de dépistage PCR, puis le pays a préféré fermer les frontières et annuler le programme pour protéger les 45 millions d’Algériens », a rappelé la même source. Pour l’ACAE « il faudra donc attendre une amélioration significative, voire la vaccination d’une majorité de la population avant de pouvoir rouvrir les frontières de l’Algérie ». « L’essentiel est de protéger la population algérienne », conclut la même source.

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