Le séisme qui a frappé le Myanmar (ex Birmanie) et la Thaïlande le 28 mars 2025 a provoqué une onde de choc bien au-delà des épicentres identifiés. Avec une magnitude de 7,7 sur l’échelle de Richter, la catastrophe a fait plus de 150 morts et des centaines de blessés, des bâtiments effondrés, des routes impraticables et une situation humanitaire qui se dégrade d’heure en heure. L’Algérie, par le biais de son ministère des Affaires étrangères, a rapidement réagi en exprimant sa solidarité envers le peuple birman, rappelant ainsi l’importance des valeurs humaines face aux catastrophes naturelles.
Dans un communiqué officiel, le ministère algérien des Affaires étrangères a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et a formulé des vœux de prompt rétablissement pour les blessés. Il a également rappelé l’importance de l’entraide internationale dans des moments aussi tragiques. Cette prise de position s’inscrit dans une tradition diplomatique qui met l’accent sur la coopération et la solidarité entre les nations, en particulier face à des événements d’une telle ampleur.
« Cette catastrophe nous rappelle la nécessité de nous attacher aux valeurs de solidarité et de cohésion humaine, ainsi que l’importance de soutenir le peuple ami du Myanmar pour surmonter cette épreuve difficile, en apportant toute forme de soutien humanitaire et en participant aux efforts de secours pour atténuer la souffrance des sinistrés. », peut-on notamment lire dans le communiqué.
Face à cette tragédie, l’Algérie réaffirme ainsi son soutien indéfectible aux victimes et insiste sur l’importance de la solidarité internationale pour faire face à de telles catastrophes. L’urgence est maintenant de fournir une aide rapide et efficace aux sinistrés de ce séisme à Myanmar, pour leur permettre de surmonter cette épreuve et reconstruire leur avenir avec espoir.
Séisme à Myanmar : la situation est critique sur place
Sur le terrain, la situation demeure critique. À Mandalay, la deuxième ville du Myanmar, des hôpitaux ont subi d’importants dégâts, obligeant le personnel médical à traiter les blessés en plein air. L’afflux massif de patients met à rude épreuve un système de santé déjà fragilisé. Le gouvernement birman, dirigé par la junte militaire, a exceptionnellement lancé un appel à l’aide internationale, un geste rare qui témoigne de l’ampleur de la catastrophe. Des organisations humanitaires se mobilisent déjà pour acheminer de l’aide, mais les difficultés logistiques sont nombreuses, notamment en raison des infrastructures endommagées.
En Thaïlande, la capitale Bangkok a été durement touchée. Un immeuble de 30 étages en construction s’est effondré, ensevelissant des dizaines de travailleurs sous les décombres. Les secours travaillent sans relâche pour tenter de retrouver des survivants, mais le bilan s’alourdit à mesure que les heures passent. La première ministre thaïlandaise, Paetongtarn Shinawatra, a déclaré Bangkok en état d’urgence et mis en place un plan d’évacuation pour les zones les plus touchées. Les infrastructures de transport ont été partiellement suspendues, mais l’aéroport international continue de fonctionner normalement pour permettre l’acheminement d’une aide humanitaire d’urgence.
Sur le plan diplomatique, plusieurs nations ont réagi rapidement. La France a évacué par précaution ses bâtiments diplomatiques et offert son assistance. L’Union européenne a mis à disposition ses satellites Copernicus pour aider les secours, tandis que les États-Unis ont exprimé leur intention de fournir une aide humanitaire. L’Inde, proche voisine du Myanmar, s’est également engagée à envoyer du matériel de secours et des équipes de recherche.
En Algérie, cette tragédie a suscité une vague de compassion. Les associations humanitaires et la société civile se mobilisent pour organiser des collectes de fonds et de biens de première nécessité. Des initiatives citoyennes voient le jour sur les réseaux sociaux, incitant à la solidarité avec les sinistrés. Cette mobilisation reflète l’attachement des Algériens à des valeurs de fraternité et d’entraide, qui s’expriment souvent lors de crises internationales.
Les experts sismologiques continuent d’analyser la situation, redoutant de nouvelles répliques qui pourraient aggraver encore la catastrophe. Le Myanmar et la Thaïlande sont situés sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone hautement sismique où des secousses de cette intensité peuvent survenir régulièrement. Les autorités locales travaillent donc à renforcer les dispositifs de prévention et d’alerte pour anticiper d’éventuelles nouvelles secousses.
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