Voyages et immigration – L’avant-projet de loi des finances 2022 prévoit plusieurs changements sur les voyages en Algérie à partir du début de l’année prochaine.

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La réouverture progressive des frontières algériennes, entamée le 1er juin dernier s’accélère depuis quelques jours. Le ministère des transports a en effet annoncé trois décisions importantes au cours des derniers jours.

Il s’agit notamment de l’ouverture de nouvelles lignes aériennes avec le Canada, le Royaume Uni et les Émirats Arabes Unis. Les autres destinations déjà existantes ont également bénéficié d’une augmentation du nombre de vols auxquels elles ont droit.

Cette décision concerne l’Allemagne, l’Italie, la Turquie, l’Espagne et la Tunisie. Ces destinations ont désormais droit à trois à quatre vols par semaine assurés par la compagnie nationale Air Algérie. En vertu du principe de réciprocité, les compagnies de ces pays disposent également du même nombre de liaisons. Le nombre total de vols passe ainsi à 98 par semaine, et ce à partir de la semaine prochaine.

Avec cette augmentation des liaisons, et l’éventualité d’une ouverture complète des frontières nationales d’ici la fin de l’année, les voyageurs se posent de nombreuses questions sur les modalité de voyage vers le territoire national.

Voyages de et vers l’Algérie : ce qui changera en 2022

Pour l’année prochaine, l’avant-projet de loi des finances 2022 prévoit en effet certains changements sur les voyages en Algérie. Ceux-ci concernent notamment les sommes en devises et les biens que peuvent transporter les voyageurs.

À partir du 1er janvier 2022, ledit avant-projet de loi prévoit notamment que les sommes en devises soient obligatoirement déclarées par écrit. Cette mesure concerne uniquement les voyageurs qui transportent des sommes supérieures aux montants autorisés.

Pour rappel, les voyageurs sortant du territoire national ont le droit de transporter jusqu’à 1000 euros s’ils sont de nationalité algérienne, et jusqu’à 5000 euros s’ils sont de nationalité étrangère. Les ressortissants nationaux doivent déclarer toute somme supérieure au montant autorisé, avec un sommet de 7500 euros. La déclaration se fait actuellement sur présentation d’un relevé attestant que la somme a été prélevée sur un compte en devises domicilié en Algérie.

« Le voyageur qui franchit les limites des lieux désignés pour le contrôle, sans accomplissement préalable de cette formalité, est réputé n’avoir rien à déclarer ou détenir des montants inférieurs aux seuils déclaratifs », prévoit notamment l’avant projet de loi sus mentionné. En d’autres termes, les voyageurs qui sortent des lieux dédiés aux contrôles douaniers sans faire de déclaration s’exposent aux sanctions prévues par la loi s’ils détiennent des sommes supérieures aux montants autorisés.

Pour les voyageurs entrant sur le territoire national, ils ne sont soumis à aucune limite. Ils demeurent tout de même soumis à l’obligation de déclarer les sommes qu’ils transportent.

Un autre changement prévu par l’avant-projet de loi des finances 2022 concerne les biens que peuvent transporter les voyageurs. Ainsi, ledit texte stipule que les personnes concernées auront le droit de transporter des biens d’une valeur maximale de 100.000 dinars (environ 500 euros au taux de change informel). Les personnes transportant des biens d’une valeur supérieure seront soumises aux « formalités du contrôle du commerce extérieur et des changes le dédouanement », prévoit le même document.

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