Dimanche 23 mars 2025, un vol d’Air Algérie au départ de Londres Heathrow et à destination d’Alger a connu une série d’incidents qui ont fortement perturbé les passagers. Entre problème technique, attente interminable et conditions inhabituelles à l’atterrissage, le voyage a été loin d’être de tout repos pour les voyageurs. Un passager algérien résidant à Londres a raconté son expérience en détail, soulignant son agacement face aux événements qui se sont enchaînés et aux solutions proposées par Air Algérie, à savoir un bon d’achat de 12 euros.
Le vol, prévu à 14h00, a semblé se dérouler normalement au départ, avec un embarquement effectué dans les temps. Cependant, une fois à bord, l’équipage a rapidement détecté un problème technique nécessitant une intervention d’urgence. Face à cette situation, la décision a été prise de débarquer l’ensemble des passagers afin de procéder aux réparations nécessaires. L’attente a alors commencé, transformant ce qui devait être un voyage de routine en un véritable parcours du combattant.
« Ce n’est que vers 19h20 qu’on a commencé à embarquer, après qu’ils aient réglé le problème technique », témoigne le passager. En pleine période de Ramadan, cette attente prolongée a été particulièrement difficile à supporter pour nombre d’entre eux, privés de confort et d’informations claires sur la situation. Certains espéraient au moins une prise en charge plus adaptée, notamment en ce qui concerne la restauration et l’hydratation.
Pour tenter de compenser cette attente imprévue, Air Algérie a distribué aux passagers un bon d’achat de 10 livres sterling, soit environ 12 euros. Une mesure qui a été accueillie avec scepticisme, voire ironie, par certains d’entre eux. « Le hic c’est qu’on est en plein Ramadan, je ne voyais pas en quoi je pouvais l’utiliser », a expliqué le voyageur, soulignant l’inadéquation de ce geste avec les besoins réels des passagers à ce moment-là.
Après plusieurs heures de retard, l’avion a enfin décollé en direction d’Alger. Mais les problèmes n’étaient pas encore terminés. À l’arrivée, un autre imprévu est venu s’ajouter à cette journée déjà éprouvante. En raison d’un problème électrique à bord de l’appareil, les passagers ont dû sortir de l’avion dans des conditions inhabituelles. « A l’arrivée à Alger, on est sortis en utilisant des lampes torches, vu que l’avion avait un problème d’électricité », a-t-il raconté. Une situation qui a suscité l’inquiétude de certains, d’autant plus qu’aucune explication officielle n’a été immédiatement fournie sur l’origine de cette panne.
Mais ce n’était pas encore la fin du calvaire pour les passagers de ce vol. Une fois à l’aéroport d’Alger, une nouvelle attente s’est imposée à eux, cette fois pour la récupération de leurs bagages. « A l’aéroport d’Alger, on a attendu un bon moment avant de recevoir nos bagages. C’était long », ajoute le passager. Un délai supplémentaire qui a amplifié la fatigue et l’agacement des voyageurs, déjà éprouvés par les péripéties du vol.
Ce genre d’incidents rappelle les défis auxquels les compagnies aériennes doivent faire face au quotidien, entre imprévus techniques et gestion de crise. Air Algérie, bien qu’ayant proposé un bon d’achat de 12 euros à ses passagers en guise de compensation, se retrouve une fois de plus sous le feu des critiques. Les passagers espèrent désormais que des améliorations seront apportées, tant au niveau de la communication que de la prise en charge en cas d’incident.
Ce vol du 23 mars restera sans doute gravé dans la mémoire de nombreux passagers, non pas pour la qualité du service, mais pour les nombreux rebondissements qui ont marqué leur voyage.
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