Algérie : il trahit son pays pour un visa et un mariage blanc, et il se fait abandonner

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L’affaire des incendies survenus dans la wilaya de Guelma, à l’est de l’Algérie, revient sur le devant de la scène après la publication par le ministère de la Défense nationale des déclarations d’Abderraouf Amrani, présenté comme l’un des accusés dans ce dossier. Dans son témoignage, il revient sur les contacts qu’il affirme avoir eus avec Amir Boukhors, connu sous le pseudonyme d’Amir DZ, et évoque des promesses de visa pour la France ainsi que d’autres avantages qui lui auraient été proposés en échange d’actions en Algérie, tel qu’un mariage blanc à son arrivée dans l’Hexagone.

Selon ses déclarations, les premiers échanges avec Amir DZ auraient commencé en février 2025. Les deux hommes auraient communiqué par messages et à travers différentes applications, notamment WhatsApp. L’accusé affirme que son interlocuteur lui aurait alors demandé de provoquer des incendies sur le territoire algérien, une proposition qu’il dit avoir d’abord accueillie avec étonnement.

Abderraouf Amrani affirme que la demande concernait précisément la région de Bouchegouf, dans la wilaya de Guelma. En contrepartie, Amir DZ lui aurait promis de l’aider à obtenir un visa pour la France et de faciliter ce qu’il décrit comme un mariage blanc.

Dans la suite de son récit, l’accusé affirme avoir acheté un bidon de cinq litres d’essence avant de mettre le feu dans la zone concernée. Il situe les faits en milieu d’après-midi, vers 15 heures. Ces éléments proviennent de ses déclarations diffusées par le ministère de la Défense nationale et ne constituent pas, à eux seuls, une confirmation indépendante de l’ensemble des circonstances rapportées.

L’accusé évoque également des contacts présumés avec des interlocuteurs français. D’après son témoignage, un responsable français l’aurait contacté et lui aurait proposé une voiture de luxe ainsi qu’un logement haut de gamme en échange de la réalisation de projets en Algérie. Toujours selon cette version, son interlocuteur lui aurait demandé de créer un parti communiste en Algérie, en lui promettant de lui fournir les facilités nécessaires. Amrani affirme que cet échange serait intervenu après une prise de contact avec Amir DZ, qui lui aurait demandé de se tenir prêt à travailler avec des Français.

Le témoignage ne précise toutefois pas l’identité du responsable français qui aurait formulé ces propositions. Les éléments rapportés ne permettent pas non plus, à eux seuls, de vérifier indépendamment les échanges décrits par l’accusé ni d’établir une éventuelle implication d’autres personnes dans les faits évoqués.

Abderraouf Amrani affirme enfin avoir repris contact avec Amir DZ par téléphone le lendemain de l’incendie. Il raconte que ce dernier lui aurait alors fait comprendre que l’incident n’avait pas eu l’écho attendu. Cette réaction présumée constitue, dans le récit de l’accusé, un élément supplémentaire concernant la nature de leurs échanges.

Les déclarations diffusées par le ministère de la Défense nationale mettent ainsi en avant les contacts que l’accusé affirme avoir entretenus, les contreparties qui lui auraient été promises et le déroulement des faits qu’il reconnaît dans son témoignage. La portée de ces accusations et les responsabilités éventuelles des personnes citées doivent néanmoins être appréciées à la lumière des éléments du dossier et de la procédure judiciaire.