Diaspora algérienne – L’affaire des 27 algériens bloqués à Paris a fait réagir pour la première fois le gouvernement. C’est le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer qui s’est exprimé ce mardi sur le sujet.

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L’affaire des 27 algériens résidant en Grande-Bretagne, et qui se trouvent à l’aéroport de Paris depuis bientôt un mois, continue de susciter les réactions. Les concernés s’étaient, pour rappel, rendus à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle le 27 février dernier, mais n’ont pas pu prendre place à bord des derniers vols de rapatriement d’Air Algérie.

Depuis cette date, les concernés ont multiplié les appels pour la prise en charge de leur cas, sans toutefois trouver de solution à leur problème. L’ambassade d’Algérie en France, qui s’est exprimée sur cette affaire il y a quelques jours, a affirmé que les 27 ressortissants avaient été informés à l’avance de l’annulation de leurs billets Paris-Alger. Les concernés ont, de leur côté, nié les affirmations de la représentation diplomatique, et déposé plainte contre Air Algérie qu’ils tiennent responsable de leur situation.

L’avocat des concernés s’est également exprimé, hier 22 mars dans une déclaration au média français Médiapart. Me Alexandre André a ainsi affirmé que la solution au problème de ces ressortissants relevait exclusivement d’Air Algérie. Le même interlocuteur est allé plus loin, en accusant la compagnie nationale d’avoir vendu les places des concernés à d’autres personnes.

Algériens bloqués à Paris : première réaction officielle du gouvernement

Le gouvernement algérien a en effet fait part, ce mardi 23 mars, de sa première réaction par rapport à l’affaire des algériens bloqués depuis presque un mois à l’aéroport de Paris. Dans un entretien accordé au site spécialisé Djalia DZ, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer a apporté des précisions sur cette affaire. Dans ce sens, M. Belhimer a indiqué que « la représentation d’Air Algérie a contacté individuellement les concernés pour les informer de l’annulation de leurs billets d’avion, mais ils ont insisté pour se déplacer en France les 27 et 28 février ».

Le ministre de la communication, qui appuie la version des faits avancée par l’ambassade algérienne en France il y a quelques jours, a également indiqué que le consul d’Algérie à Créteil avait rencontré à plusieurs reprises les concernés, et tenté de les convaincre de regagner la Grande-Bretagne en attendant l’ouverture des frontières ou au moins la reprise des vols spéciaux d’Air Algérie. « On espère de ces citoyens qu’ils fassent prévaloir la logique et (…) qu’ils comprennent les mesures prises par l’Etat algérien pour la santé des algériens où qu’ils soient », a-t-il conclu.

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