Dossier de mémoire – Le sénateur français Stéphane le Rudulier est monté au créneau concernant les archives de la guerre d’Algérie. Dans une question parlementaire adressé au ministre français des affaires étrangères, ledit sénateur a en effet appelé à faciliter l’accès aux archives détenues par les autorités algériennes.

La question des archives est en effet au cœur des relations algéro-françaises depuis plusieurs décennies. Les autorités algériennes réclament en effet la restitution des archives relatives à la période de colonisation de l’Algérie par la France, entre 1830 et 1962. En décembre dernier, le conseiller à la présidence algérienne, Abdelmadjid Chikhi, avait notamment accusé les autorités françaises de « trouver de faux prétextes », pour éviter la restitution de ces documents. « L’Algérie réclame la totalité de ses archives, dont une grande partie se trouve en France, qui a toujours avancé de faux prétextes, comme par exemple la déclassification de nombre d’archives pourtant réunies depuis plusieurs décennies », avait-il déclaré.

Au mois de janvier dernier, l’Historien français Benjamin Stora avait également inclut cette question dans le rapport sur le dossier de mémoire qu’il avait remis à l’Élysée.  « Il faut profiter de la révolution numérique pour mettre en commun ce patrimoine extraordinaire pour la connaissance ancienne de l’Algérie », a-t-il dit dans un entretien au journal français Le Parisien. 

Archives et guerre d’Algérie : un sénateur français monte au créneau

Le sénateur français, Stéphane le Rudulier, est en effet monté récemment au créneau sur la question des archives restée en Algérie après l’indépendance en 1962. Dans une question parlementaire adressée au ministre français des affaires étrangères, le sénateur du parti Les Républicains (LR), a ainsi demandé au chef de la diplomatie française de prendre des dispositions pour faciliter l’accès à ces archives aux ressortissants français.

« L’accès à ces archives demeure très complexe pour les associations et les ressortissants français puisqu’aucun document n’est accessible à partir des archives algériennes. Il semblerait par ailleurs que toute demande de visa pour une consultation sur place doit être agréée par le gouvernement algérien, le directeur général des archives nationales algériennes et les responsables des wilayas. », lit-on dans la question parlementaire de M. Le Rudulier, publiée sur le site web du sénat français. « À l’inverse, les ressortissants algériens qui souhaitent consulter les archives nationales d’outre-mer à Aix-en-Provence peuvent y avoir accès librement et gratuitement sur place ou sur le site internet. », a relevé le même sénateur. « Cette absence de réciprocité des conditions d’accès aux archives est préjudiciable pour nos ressortissants et doit être corrigée dans les plus brefs délais. C’est pourquoi il (Stéphane le Rudulier, ndlr) souhaite connaître l’avancée des négociations avec le gouvernement algérien à ce sujet. », a-t-il conclu.

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