Maghreb– Chems Eddine Chitour, ministre algérien de la transition énergétique et des énergies renouvelables, a vivement réagi aux récentes attaques de Moncef Marzouki contre l’Algérie. Ce dernier, faut-il le signaler, avait ouvertement accusé les autorités algériennes de « vendre une illusion » au peuple du Sahara Occidental.

Ainsi, dans une contribution, parue hier 8 décembre, dans les colonnes du quotidien Le Soir d’Algérie, le haut responsable algérien n’est pas allé de main morte. Il a assimilé les multiples attaques de Marzouki contre l’Algérie à « une croisade ». Selon lui, l’ancien président tunisien fait de ces accusations sans fondement, « un fonds de commerce, qui rapporte aussi bien du côté du Maroc ».

De plus, le même ministre algérien a considéré que Moncef Marzouki « défend de manière irrationnelle la cause marocaine ». Il l’a même qualifié « d’avocat des causes injustes », et  qui ne prend pas du tout en compte les droits de l’homme « quand cela l’arrange ». Outre cela, Chems Eddine Chitour, qui n’a visiblement pas apprécié la sortie de l’ex Chef de l’Etat tunisien, ne s’est pas arrêté à ces seuls assimilations. De ce fait, le moins que l’on puisse dire c’est que le successeur du président déchu Zine El Abidine Ben Ali a eu pour son grade.

Estimant que, Moncef Marzouki a « outrepassé ses degrés de liberté et de bienséance pour des raisons personnelles », le Professeur Chitour n’a pas mâché ses mots. Il a indiqué que l’homme politique tunisien « vend son âme au plus offrant ». Et ce comme c’est le cas de  « tous les révolutionnaires off shore qui tiennent plus à l’adoubement externe ». De même, le ministre algérien s’est dit complétement étonné du fait que Marzouki soit en verve. Sachant qu’il « se faisait rare sur la scène médiatique », depuis son retrait définitif de la politique.

Attaques de Marzouki : qu’est ce qu’a déclaré l’ancien président ?

Pour rappel, dans un entretien accordé récemment à El Qods Al Arabi, l’ex homme de l’Etat du pays voisin de l’est, avait clairement accusé l’Algérie d’être l’instigatrice des affrontements opposant les deux armées marocaine et sahraouie. Quelques jours plus tard, l’ancien président tunisien est revenu à la charge. En effet, lors d’une visioconférence ayant pour thème le dossier sahraoui, il avait affirmé que les sahraouis « n’ont aucun avenir dans le cadre de la prose algérienne ».