Maghreb – L’ancien président tunisien, Moncef Marzouki a attaqué encore une fois l’Algérie. Il a notamment évoqué la question du Sahara Occidental, accusant les autorités algériennes de « vendre une illusion » aux habitants de ce territoire contesté.

Intervenant lors d’une visioconférence consacrée au dossier Sahraoui et à la situation des droits de l’homme en Algérie, Moncef Marzouki a ainsi accusé les autorités algériennes de « vendre une illusion » au peuple sahraoui. Évoquant les réfugiés des camps de Tindouf, l’ancien chef d’État tunisien a d’ailleurs qualifié ceux-ci d’« otages d’un mauvais choix du régime algérien ». « Ils n’ont aucun avenir dans le cadre de la prose algérienne qui parle d’une guerre de libération contre l’occupation marocaine et évoquant un État sahraoui », a-t-il déclaré.

« Il faut sortir de cette prose car elle est fausse et hypothèque leur avenir. Ces Sahraouis courent derrière une patrie qui n’existera jamais car cela conduira à une guerre féroce dans la région dont personne n’échappera.», a également dit Moncef Marzouki. L’ancien chef d’État va également plus loin, en accusant l’Algérie d’avoir « commis un crime à l’encontre de son peuple, de l’Union du Maghreb et du peuple sahraoui ».

Moncef Marzouki n’en est pas à sa première attaque

En effet, il est à rappeler que l’ancien président de la Tunisie avait déjà formulé des accusations similaires il y a quelques jours. Dans une interview accordée à Al-Quds Al Arabi, Moncef Marzouki avait en effet attaqué l’Algérie, qu’il a accusée d’être responsable des récents événements qui ont lieu à Guerguerat entre l’armée marocaine et le Front Polisario. « Les gens qui assument la responsabilité de l’échec du projet maghrébin sont les mêmes qui sont derrière les récentes opérations du POLISARIO à Guerguerat », avait déclaré Marzouki.

Le successeur de Zine El Abidine Benali avait également évoqué le projet de l’union maghrébine. « J’ai l’espoir que les changements qui s’opèrent actuellement en Algérie (…) apporteront une nouvelle génération de dirigeants (…) qui comprendront que cette politique qui nous a fait perdre 40 ans doit cesser », avait-il dit.

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