Voyages et immigration – 12,7 % des immigrés en France ont l’Algérie comme pays d’origine ou de naissance. Pour résider légalement sur le territoire français, un titre de séjour est nécessaire. Quels sont alors les cas dans lesquels les Algériens pourraient se faire retirer leur titre de séjour en France ?

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Le titre de séjour est une reconnaissance au droit de rester temporairement dans un pays. En France, il est délivré par les préfectures suite au respect de certaines conditions qui permettent aux étrangers de résider en France sans visa.

En 2019, ce sont pas moins de 27.391 titres de séjour qui ont été accordés aux Algériens selon la Direction générale des étrangers en France (DGEF). Afin de sauvegarder la carte de séjour et d’éviter son retrait, ceux-ci doivent remplir un nombre de critères.

Le ministre français de l’Intérieur, Gérard Darmanin avait appelé le 1er octobre de l’année dernière à plus d’exigence dans la délivrance des titres de séjour pour ainsi écarter du sol français les étrangers ayant commis des infractions. En conséquence, le taux de refus des demandes du titre ont augmenté d’un pourcentage de 50% entre la date de la mise en pratique des directives du ministre de l’Intérieur français et juin 2021, ce qui équivaut à 28 000 refus de demandes ou de renouvèlement.

Au mois de juillet dernier, le même ministre a annoncé que 699 titres de séjour ont été retirés et pour causes générales, des perturbations d’ordre public.

Voici donc pour les Algériens une liste récapitulative des motifs qui pourront pousser les préfectures à retirer les titres de séjour en France dans le cas d’une carte temporaire :

– La réception d’une interdiction du territoire français (ITF) prononcée par un juge pénal selon la gravité de l’infraction : crimes, contraventions, délits…

– L’absence à l’invitation de la préfecture pour une vérification de la carte de séjour.

– L’emploi illégal d’un étranger.

– La polygamie sur le territoire français.

– Source de menace pour l’ordre public.

– La vie non commune de deux compagnons pendant trois années après l’obtention de la carte de séjour dans le cadre d’un regroupement familial. Les décès et les violences conjugales font exceptions.

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