Voyages et immigration – Une nouvelle controverse vient d’éclater en France au sujet de l’expulsion des sans papiers algériens se trouvant sur le territoire de ce pays.

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La question de l’immigration clandestine est au cœur des relations entre l’Algérie et la France depuis maintenant plusieurs années. Les autorités françaises ont en effet reproché à maintes reprises à leurs homologues algériennes leur manque de coopération dans l’expulsion des ressortissants nationaux se trouvant en situation illégale dans l’Hexagone.

Dans ce contexte, la France avait décidé en septembre dernier de réduire de 50% le nombre de visas qu’elle accorde aux ressortissants algériens. Selon le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, cette mesure vient en réponse au faible nombre de laissez-passer consulaires que les autorités algériennes délivrent pour le renvoi de leurs ressortissants en situation irrégulière. Sans ces documents, les autorités françaises se retrouvent dans l’impossibilité d’exécuter les décisions d’expulsion issues pour ces personnes.

Toutefois, cette décision ne semble pas avoir fait l’effet escompté. L’Algérie, ainsi que le Maroc et la Tunisie qui sont également concernés par la réduction des visas, ne délivrent en effet toujours pas de laissez-passer consulaires pour le renvoi de leurs sans-papier, selon ce que rapporte le journal français Le Progrès citant la Police française aux frontières (PAF).

France : nouvelle controverse sur l’expulsion des sans papiers algériens

Une nouvelle controverse vient d’ailleurs d’éclater au sujet de l’expulsion des sans-papiers algériens qui se trouvent en France. La même source citée précédemment a en effet indiqué que de nombreux sans-papiers faisant l’objet de mesures d’éloignement du territoire français déclarent être algériens pour éviter l’exécution desdites mesures.

« On ne peut quasiment plus éloigner les ressortissants d’Algérie, de Tunisie et du Maroc. On a énormément de difficultés avec l’Algérie. », indique la PAF française au même média susmentionné. « Comme on a du mal à les faire partir, les expulsables se disent algériens. À nous de prouver de quelle nationalité ils sont. Certains donnent quinze alias différents », développe la même source.

Effectivement, les autorités consulaires algériennes se montrent très exigeantes pour ce qui est de l’expulsion de personnes se trouvant en situation irrégulières en France. Si elles ne refusent pas directement la délivrance des laissez-passer consulaires, elles exigent en revanche la preuve que les personnes concernées par les mesures d’expulsion sont bien de nationalité algérienne. Pour les autorités françaises, il s’agit d’une tâche quasi-impossible au vu du fait que les personnes concernées ne disposent dans la plupart des cas d’aucun papier prouvant leur origine. Ajoutons à cela le fait que la plupart des ressortissants faisant l’objet de mesures d’expulsion entrent en France de manière clandestine. Impossible donc de vérifier leur identité au niveau des services des douanes et de la police aux frontières.

Toutes ces raisons font que les expulsions des sans papiers algériens se trouvant en France s’avèrent extrêmement difficiles. Les autorités de ce pays doivent en effet mener des enquêtes très lentes et qui n’aboutissent bien souvent à aucun résultat, ce qui les force à remettre en liberté les personnes concernées.

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