Voyages et immigration – La compagnie aérienne nationale, Air Algérie a tiré la sonnette d’alarme face à la fermeture des frontières du pays, qui dure depuis maintenant plus d’une année.

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La fermeture des frontières algériennes a en effet durement impacté la compagnie aérienne nationale, Air Algérie. En 2020, la compagnie publique algérienne a déjà subi des pertes se chiffrant à 40 milliards de dinars, selon des chiffres révélés en décembre de l’année passée par l’ex-ministre des transports, Lazhar Hani. Air Algérie voit ainsi ses avions cloués au sol depuis le début de la crise sanitaire, ce qui l’a considérablement impactée sur le plan financier.

Malgré une reprise des vols domestiques depuis le mois de décembre dernier, Air Algérie n’arrive toujours pas à se sortir de la crise financière qui la touche depuis la fermeture des frontières. Alors que plusieurs compagnies étrangères continuent d’opérer des vols au départ des aéroports algériens, les avions de la compagnie nationale restent toujours interdits de voler au départ et à destination des pays étranger. En plus du transport des passagers, l’activité cargo de la compagnie nationale est également au point mort, alors qu’elle avait misé sur ce domaine pour tenter de redresser ses finances.

Fermeture des frontières : Air Algérie tire la sonnette d’alarme

Le PDG par intérim d’Air Algérie, Amine Mesroua a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme face à la situation que traverse la compagnie nationale du fait de la fermeture des frontières. Le transporteur aérien algérien risque ainsi de ne plus pouvoir payer les salaires de ses employés d’ici quelques semaines, a indiqué le quotidien francophone Liberté citant une source proche d’Air Algérie. Lors d’une réunion la semaine dernière, M. Mesroua a ainsi « tout mis sur la table pour que tout le gouvernement soit au courant du spectre de la faillite qui guette la compagnie qui se retrouvera, dans quelques semaines, avec une trésorerie totalement dans le négatif », a indiqué ledit média.

« C’est la maintenance des avions qui absorbe des millions de dollars chaque semaine, qui risque de couler la compagnie si l’immobilisme des avions se poursuit encore quelques mois », a ajouté la même source, qui explique que le récent changement à la tête de la compagnie, avec le limogeage de Bakhouche Alleche il y a quelques mois « n’aura aucun effet si les difficultés financières qui vont en s’accentuant ne trouvent pas de solutions de manière urgente ». Air Algérie, dont les activités à l’international n’ont toujours pas repris, risque donc la faillite si les autorités du pays maintiennent les restrictions sur les voyages pour les prochains mois.

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