Voyages et immigration – Le réalisateur algérien Bachir Derrais a lancé de graves accusations à l’adresse des autorités concernant le maintien de la fermeture des frontières algériennes.

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La colère continue de gronder chez les algériens bloqués à l’étranger, alors que le gouvernement maintient la fermeture des frontières du pays depuis maintenant plus de 13 mois. À l’heure ou les membres de la diaspora algérienne attendaient un allègement des restrictions sur les voyages, le nouveau rebond des contaminations au Coronavirus en Algérie est ainsi venu doucher leurs espoirs, avec la récente annonce du chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune qui a ordonné le maintien de ces restrictions jusqu’à nouvel ordre.

Il y a quelques jours, les algériens se trouvant à l’étranger avaient d’ailleurs lancé plusieurs appels au président algérien afin de trouver une solution à leur situation. Ainsi, des internautes ont notamment lancé une pétition en ligne, dans laquelle ils ont appelé le chef de l’État à « ouvrir les frontières sous conditions, comme tous les autres pays ». La Coordination des associations de la société civile de l’immigration algérienne et des cadres algériens à l’étranger et en Algérie a également adressé une lettre similaire à M. Tebboune.

« Nous vous implorons (…), Monsieur le président, d’autoriser vos concitoyens de l’étranger à renter dans leur pays. Vos équipes seront certainement aptes à éditer des règles sanitaires (tests, isolement…) qui permettront ces voyages en toute sécurité et qui seront acceptées de bon cœur par tous », a écrit ladite coordination, qui met en exergue le fait que « bien que les conditions sanitaires ne soient toujours pas idéales, surtout en France ces temps-ci, la vaccination pour certains, les tests PCR pour tous, voire une période de septaine, permettent les déplacements entre de nombreux pays ».

Fermeture des frontières algériennes : le cinéaste Bachir Derrais accuse gravement les autorités

De son côté, le réalisateur Bachir Derrais est également monté au créneau hier mercredi, et a lancé de graves accusations concernant le maintien de la fermeture des frontières algériennes. Le cinéaste algérien a ainsi accusé le gouvernement de maintenir cette mesure « uniquement pour les masses ». « La fermeture de l’espace aérien en Algérie a été prolongée pour une date illimitée : mais uniquement pour les masses évidement, car les pistonnés, les privilégiés et les enfants de… voyagent librement et j’ai rencontré plein de gens à Paris qui font les allers et retours depuis un an », a écrit le réalisateur du film Larbi Ben M’hidi dans une publication sur son compte Facebook hier mercredi.

« Moi-même, un ministère m’a proposé un billet d’avion aller et retour pour rentrer assister à une réunion qui rentre dans le cadre du blocage de mon film », a-t-il affirmé, en ajoutant avoir décliné cette proposition car « nous sommes en 2021 et les nouvelles technologies permettent de tenir ce genre de réunion sans déplacement, sans gaspillage d’argent et le tralala qui va avec ». « Durant ces deux deux derniers mois, des dizaines de techniciens, acteurs réalisateurs ont des déplacements sur Alger pour tourner des pins des films des séries sketchs, Idem pour des sportifs, des chanteurs , des industriels et des sénateurs.. », dit-il encore, et de conclure que « oui, l’espace aérien en Algérie est fermé pour les masses et les émigrés mais reste ouvert pour les privilèges. ».

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