Une importante tentative d’introduction de drogue en Algérie a été déjouée au port d’Alger. Les services de la police des frontières maritimes, en coordination avec les Douanes, ont découvert une cargaison de 210 000 comprimés d’ecstasy dissimulés dans un véhicule à son arrivée sur une traversée en provenance de Marseille. Deux personnes, dont une femme, ont été arrêtées dans le cadre de cette opération.
L’annonce a été faite samedi 31 octobre 2026 par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Selon le communiqué, l’intervention a été menée après que les services concernés ont reçu des informations faisant état d’une tentative d’acheminement d’une importante quantité de substances psychotropes vers le territoire algérien.
Les enquêteurs ont alors identifié le véhicule susceptible de transporter la marchandise. À son arrivée au port d’Alger, la voiture, immatriculée à l’étranger, a fait l’objet d’une fouille approfondie. Les agents ont découvert les comprimés soigneusement cachés dans différentes cavités du véhicule, une méthode de dissimulation destinée à échapper aux contrôles habituels.
Le bilan communiqué par la DGSN fait état de 210 000 comprimés d’ecstasy, pour un poids estimé à près d’un quintal. La valeur marchande de cette cargaison est évaluée à environ 74 milliards de centimes, soit 740 millions de dinars algériens. Une quantité particulièrement importante, qui donne la mesure de l’opération de trafic déjouée par les services de sécurité.
Deux personnes ont été interpellées lors de cette intervention, dont une femme. Mais les investigations ne se sont pas limitées aux individus présents au moment de la découverte de la marchandise. Le dossier a également été confié au service central de lutte contre le trafic illicite de drogues et de substances psychotropes, sous la supervision du parquet compétent.
Un réseau de fournisseurs localisé en France
Les investigations complémentaires ont permis aux enquêteurs de récupérer un deuxième véhicule lié à l’activité criminelle. Les recherches ont également conduit à l’identification de plusieurs membres présumés du réseau chargés de fournir les substances illicites.
D’après les éléments communiqués par la DGSN, ces personnes se trouvent en France. Parmi les individus identifiés figure notamment une personne de nationalité marocaine. Le communiqué ne précise toutefois pas les identités des suspects ni les circonstances exactes de leur implication présumée dans cette opération.
Cette dimension internationale constitue l’un des éléments importants de l’affaire. La cargaison a été découverte à bord d’un véhicule transporté sur une liaison maritime entre Marseille et Alger, tandis que les investigations orientent les enquêteurs vers des fournisseurs présumés établis en France. L’enquête doit permettre de déterminer les rôles respectifs des personnes arrêtées en Algérie et de celles identifiées à l’étranger.
La saisie de 210 000 comprimés représente une quantité considérable de produits psychotropes qui n’aura pas été introduite sur le marché clandestin algérien. Les services de sécurité poursuivent désormais leurs investigations afin de préciser le fonctionnement du réseau, ses ramifications et les éventuelles autres personnes impliquées.
Cette opération illustre également l’importance de la coordination entre la police des frontières maritimes, les services des Douanes et les unités spécialisées dans la lutte contre les stupéfiants. Dans cette affaire, les renseignements recueillis en amont ont permis de cibler le véhicule avant même sa fouille au port d’Alger, conduisant à la découverte de la cargaison dissimulée.