Actualité politique – L’ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette s’est exprimé sur les relations entre les deux pays, et notamment sur le dossier mémoriel revenu au coeur de l’actualité ces dernières semaines.

La question mémorielle entre l’Algérie et la France continue de faire couler de l’encre des deux côtés de la méditerranée. La remise du rapport Stora, le 20 janvier dernier à l’Élysée, a ainsi suscité des réactions contrastées dans les deux pays. Le Comité national de liaison des Harkis (CNLH) avait notamment accusé Benjamin Stora d’avoir fait preuve de « minimalisme » concernant cette catégorie de personnes. L’historien français avait en effet proposé, entre autres mesures, d’accorder le droit de libre circulation entre l’Algérie et la France aux Harkis et à leurs enfants. « Ce qui compte vraiment c’est que la France reconnaisse définitivement le mal qu’elle a fait. En cachant cette partie de l’Histoire, elle fausse l’Histoire », avait estimé le CNLH.

En Algérie, le rapport Stora avait également reçu un accueil mitigé, notamment à cause du fait qu’il ne s’est pas positionné en faveur des excuses officielles, que les autorités du pays réclament à la France depuis plusieurs années. Le secrétaire général de l’Organisation nationale des Moudjahidines (ONM), Mohand Ouamar Benelhadj avait ainsi reproché à l’historien français de « vouloir mettre le bourreau et la victime sur un même pied d’égalité ».

Guerre d’Algérie et dossier mémoriel : François Gouyette s’exprime

L’ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette s’est en effet exprimé sur les relations entre les deux pays, et notamment sur le dossier mémoriel. « Les Français souhaitent travailler avec les Algériens dans le sens de la réconciliation des mémoires », a dit le diplomate en marge d’une réunion de travail qui s’est tenue hier lundi à Constantine. Dans ce sens, M. Gouyette a affirmé que « L’initiative de la mémoire initiée par le président Macron au sujet de l’assassinat de Ali Boumendjel en 1957 s’inscrit (…) dans le processus de reconnaissance des faits historiques ».

Concernant d’ailleurs Emmanuel Macron, qui a fait de la guerre d’Algérie l’un des axes principaux de la relation algéro-française, le diplomate français a dit qu’il « veut vraiment bâtir une relation apaisée, dynamique, positive et constructive avec l’Algérie et d’aller de l’avant et d’intensifier la coopération ».

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