Algérie Actualité – Société – C’est une mauvaise nouvelle qu’ont eu, vendredi 22 avril, les familles des harraga algériens disparus depuis 2008, en tentant une traversée de Annaba vers les côtes italiennes. La sortie de l’ambassadeur d’Algérie en Tunisie sonne comme un coup de massue sur les têtes des mamans des jeunes disparus.

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Dans une déclaration que l’agence officielle APS a rapportée, l’ambassadeur d’Algérie à Tunis n’a pas rassuré les familles de ces jeunes harraga algériens. Il n’a pas manqué de confirmer la version tunisienne dans cette tragique affaire. Celle qui consiste à dire que ces jeunes harraga, au nombre de 39, ne se trouvaient pas dans les prisons tunisiennes, comme ces mêmes familles le pensent.

Les familles des harraga algériens ont eu une lueur d’espoir

Pour l’ambassadeur Azzouz Baallal, selon les autorités tunisiennes, les harraga en question ne se trouvent pas en Tunisie. “Les autorités tunisiennes ont, officiellement et à maintes reprises, nié la présence de détenus algériens dans les prisons tunisiennes, non signalés aux autorités algériennes, et ce, conformément aux us diplomatiques et aux dispositions des traités internationaux régissant les relations consulaires. De même que [les autorités tunisiennes] ont enquêté sur les faits sans parvenir à un quelconque indice quant à la présence de citoyens algériens victimes de disparition forcée en Tunisie“, a en effet affirmé le représentant diplomatique algérien en Tunisie.

Dans le même sillage, il appelle les familles de ces jeunes, en majorité originaires de la région de Annaba, “faire preuve de confiance en les autorités algériennes qui les informeront de tout développement pouvant survenir dans cette affaire déplorable et douloureuse”. C’est dire que la sortie médiatique de l’ambassadeur ne va pas rassurer les familles en question. Notamment après quatorze années de lutte pour faire entendre leurs voix.

Les harraga ne sont pas en Tunisie, estime l’ambassadeur algérien

Si cette sortie de l’ambassadeur a le mérite d’être claire, les convocations qu’elles ont reçues d’un tribunal tunisien le sont moins. Ces convocations les invitaient à assister au procès de leurs enfants. Ce qui est à leurs yeux, une preuve que leurs enfants étaient encore en vie. Et pour eux, la date prévue pour le procès, le 15 avril, était plutôt un nouveau départ pour les familles, notamment les mamans qui ne voulaient pas perdre espoir de revoir leurs enfants.

Mais une fois sur place, les autorités judiciaires tunisiennes ont accueilli les familles des harraga disparus avec une autre attitude. On leur a fait comprendre qu’il n’y avait aucun procès de leurs jeunes disparus. Qu’il n’y avait aucun procès en relation avec des harraga. C’était carrément une douche froide pour les familles des harraga algériens. Le calvaire qu’elles vivaient ne va finalement pas prendre fin. Pour ces familles de Annaba, c’était le retour à la case départ.

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