Algérie Actualité – Société – Le drame des harraga algériens disparus en mer Méditerranée continue à faire couler de l’encre, notamment en Espagne. Des ONG espagnoles poursuivent leur lutte pour retrouver les migrants disparus, mais aussi pour identifier les personnes décédées qui encombrent les morgues.

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Le Centre international pour l’identification de migrants disparus (CIPIMD) est une ONG dédiée aux migrants. Et parmi leurs préoccupations, le sort des harraga algériens disparus durant leur traversée vers l’Espagne. Francisco José Clemente Martin du CIPIMD ne veut plus se taire devant le drame des migrants. Particulièrement ceux qu’on n’arrive pas à identifier.

Et parmi les migrants non-identifiés, il y a un grand nombre d’Algériens. Selon la présidente du CIPIMD Marie-Ange Colsa Erreira, reprise par le journal francophone Liberté, Plus de 90% des migrants disparus recensés en Espagne sont des Algériens. Un chiffre ahurissant qui raconte l’histoire d’un drame qui touche chaque année des centaines, voire des milliers, de familles algériennes.

Les ONG dénoncent le sort réservé aux harraga algériens disparus en Espagne

La même ONG espagnole ne manque pas de dénoncer la lenteur de l’opération d’identification des harraga décédés. Francisco José Clemente Martin n’est pas content de l’attitude de la “Guardia civil”. Pour lui, la question de l’identification des corps des migrants n’est pas une priorité pour la “Guadia civil”, surtout quand il s’agit de ceux qui arrivent de la rive sud de la Méditerranée. De morts “arabes ou noirs”.

Ce n’est pas seulement le souci de la “Guardia civil”. Toutes les autorités sécuritaires de l’Espagne ne veulent pas collaborer avec les ONG. Histoire de les alimenter avec des photos de corps ou des objects personnels trouvés sur les harraga noyés ou sur les lieux du naufrage des embarcations. Le but étant est de faciliter ou accélérer l’identification des migrants décédés qui encombrent les morgues espagnoles.

Pas de collaboration avec les consulats algériens sur les harraga

Pire encore, même les consulats d’Algérie ne bénéficient d’aucune collaboration de la part des autorités sécuritaires, notamment en matière d’informations sur les harraga disparus. C’est ce qui fait dire à l’animateur du CIPIMD, Francesco José Clemente Martin, qu’il y a une seule solution qui se présente. Et c’est la dénonciation de tous ces actes, y compris dans les colonnes de la presse internationale.

En fait, ce qui gêne les animateurs des différentes ONG activant avec les migrants, c’est le temps que prend le processus d’identification des harraga morts durant leurs traversées. Au détriment de ces familles, en majorité algériennes, qui attendent la peur au ventre, des nouvelles de leurs jeunes disparus. Surtout qu’ils ont été nombreux en 2021 à avoir cessé de donner des signes de vie à leurs familles.

Selon les chiffres du CIPIMD, ils étaient au moins 413 Algériens à avoir disparu en 2021, en tentant la traversée. Durant l’année 2021, ce côté de la Méditerranée a enregistré le naufrage de de 51 embarcations de migrants majoritairement algériens. Aussi, ces embarcations, dont certaines de fortune, transportaient exactement 487 harraga, précise le CIPIMD.

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