Voyages et immigration – L’ex députée représentant la communauté algérienne en Afrique du Nord et Moyen-Orient, Amira Slim, a adressé un message au premier ministre algérien dans lequel elle demande l’ouverture des frontières terrestres entre l’Algérie et la Tunisie.

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La situation pour les Algériens qui sont bloqués sur le territoire tunisien depuis la fermeture des frontières algériennes ne s’est pas améliorée. Dans son message adressé au premier ministre, l’ex députée responsable de la communauté algérienne en Afrique du Nord et Moyen-Orient, est revenue sur l’origine du blocage de ces citoyens. « La crise du Coronavirus a engendré la création d’autres crises pas moins dangereuses que le virus lui-même. Parmi ces crises, celle des Algériens bloqués en Tunisie et dans d’autres pays » a-t-elle écrit sur sa page Facebook officielle.

En effet, toutes les frontières algériennes ont été fermées au mois de mars de l’année 2020 suite à la situation sanitaire dans le pays. Après plus d’un an et demi de clôture, seules les frontières aériennes ont été partiellement rouvertes avec sept pays depuis le mois de juin dernier. Pour l’heure, l’ouverture des frontières terrestres en Algérie n’est pas d’actualité.

Amira Slim indique que près de 120 Algériens souffrent depuis plusieurs mois. « Il y a environ 120 personnes qui sont coincés en Tunisie depuis le début de la pandémie. Il y sont entrés avec leurs voitures avant l’annonce de la fermeture des frontières » a-t-elle ajouté. Les véhicules de ces personnes ont été saisis par les douanes tunisiennes. Les voitures sont inscrites sur leurs passeports, ce qui les empêche de rentrer en Algérie par avion. Rappelons que deux vols par semaine sont effectuées entre l’Algérie et la Tunisie par les compagnies Air Algérie et Tunisair.

« La fermeture des frontières terrestres n’est plus nécessaire comme avant, en raison de l’amélioration de la situation sanitaire dans les deux pays avec une diminution considérable du nombre d’infections et un progrès dans le processus de vaccination des deux parties algérienne et tunisienne », « Ces personnes sont affiliées à l’Algérie, elles ne peuvent pas être laissées dans ces conditions par peur de l’épidémie » a-t-elle ajouté.

La députée espère qu’une solution sera trouvée dans les plus brefs délais pour mettre fin au calvaire de ces citoyens. « Les deux pays devraient exploiter leurs relations fortes pour trouver une solution à cet obstacle en annulant la tarification des douanes tunisiennes estimée à environ cent dinars tunisiens par mois » a-t-elle affirmé. 

« Nous insistons sur la nécessité du travail du premier ministère avec ses différentes structures pour mettre fin à la tragédie de ces plusieurs personnes immédiatement et sans retardement, en accélérant la réouverture des frontières terrestres avec l’application du protocole sanitaire surtout aux catégories vaccinées » a-t-elle conclu.

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