Voyages et immigration – La diaspora algérienne n’a pas manqué de crier au scandale, suite aux dernières annonces du premier ministère concernant les conditions de réouverture des frontières en Algérie.

Les services du premier ministre ont en effet dévoilé, hier 24 Mai, les conditions de voyage vers l’Algérie qui seront appliquées à partir du 1er juin prochain. Dans ce sens, la même source a notamment annoncé une période d’isolement obligatoire de 5 jours pour tous les voyageurs, et ce quels que soient les résultats de leur test de dépistage anti Covid-19. Les voyageurs devront également s’engager à payer à l’avance tous les frais relatifs à  l’isolement et aux test de dépistage afin d’être autorisés à voyager, a annoncé la même source.

Pour ce qui est du programme de vols, les services du premier ministre ont également indiqué qu’il concernerait pour le moment la France, la Tunisie, la Turquie et l’Espagne. Air Algérie effectuera ainsi deux vols hebdomadaire au départ de Paris et un seul au départ de Marseille. La compagnie nationale compte également assurer un seul vol par semaine au départ de chacune des villes de Barcelone, Tunis et Istanbul, ont précisé les services du premier ministre.

Ouverture des frontières en Algérie : la diaspora crie au scandale

Suite à ces annonces, les membres de la diaspora n’ont pas hésité à crier au scandale concernant les modalité d’ouverture partielle des frontières en Algérie. Sur les réseaux sociaux, les algériens de l’étranger ont ainsi exprimé leur colère et leur incompréhension vis-à-vis de ces décisions, et notamment en ce qui concerne la période d’isolement de cinq jours qu’ils trouvent injustifiée. « Avec tous ces frais inclus ,le voyage aller-retour pour une personne depuis la France va coûter dans les 1500€, sans compter les dépenses en Algérie », estime notamment un internaute sur le réseau social Facebook. « Il vaut mieux garder les frontières fermées que de les ouvrir avec de telles conditions », dit un autre, tandis qu’un troisième ironise sur le fait qu’« avec tous ces frais, il serait mieux d’aller aux Caraïbes ».

Plusieurs personnalités ont également réagi aux conditions instaurées par le gouvernement pour voyager en Algérie. C’est notamment le cas du journaliste et commentateur sportif de BeIN Sports, Hafid Derradji, qui a dénoncé ce qu’il a qualifié de « mépris » envers la communauté algérienne à l’étranger.  « Sommes-nous devant une réouverture partielle ou une fermeture totale ou bien devant une interdiction légalisée du retour des émigrés ? », a-t-il écrit sur sa page Facebook Officielle. « Les vols du mois de décembre dernier qu’on appelait vols de rapatriement étaient plus faciles et moins chers que l’ouverture du mois de juin », a estimé pour sa part l’ex-député de l’immigration Noureddine Belmeddah.

Par ailleurs, les membres de la communauté nationale à l’étranger ont également appelé à boycotter la compagnie aérienne nationale, Air Algérie. Sur les réseaux sociaux, des internautes ont notamment lancé le hashtag #boycotter_Air_Algerie, qui a été partagé des milliers de fois depuis les annonces du premier ministère hier lundi.

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