Voyages et immigration – Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin s’est de nouveau exprimé au sujet du retrait des titres de séjour aux étrangers, dont les algériens résidant en France.

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La France a durci sa politique d’immigration, notamment pour les ressortissants des pays du Maghreb dont fait partie l’Algérie. Il y a quelques jours, le porte-parole du gouvernement français avait en effet annoncé la décision de son pays de réduire drastiquement le nombre de visas accordés aux algériens, aux marocains et aux tunisiens.

« C’est une décision drastique, c’est une décision inédite, mais c’est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France », avait annoncé Gabriel Attal à la fin du mois de septembre dernier.

Selon le même responsable, il s’agit là d’une décision qui vise à forcer l’Algérie, le Maroc et la Tunisie à plus de coopération dans le renvoi de leurs ressortissants établis illégalement en France. La levée de ces restrictions est donc conditionnée, selon le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin à la délivrance de plus de laissez-passer consulaires nécessaires à l’expulsion des ressortissants des trois pays sus-mentionnés.

Retrait des titres de séjour aux algériens : Darmanin s’exprime

Le même Gérald Darmanin s’est d’ailleurs de nouveau exprimé, hier mardi au sujet du retrait des titres de séjour pour les ressortissants étrangers, dont les algériens qui se sont rendus coupables d’un délit grave sur le sol français. Le ministre français s’est ainsi montré intransigeant sur ce point.

« J’ai passé des consignes strictes : les étrangers se voient refuser ou retirer leur titre s’ils troublent l’ordre public (violences conjugales, trafic de stupéfiants…etc) », a écrit le ministre français sur son compte officiel sur le réseau social Twitter. « Depuis la circulaire du 28 septembre 2020, 36000 titres ont été refusés ou retirés », a-t-il ajouté.

Il faut rappeler que la France a considérablement durci ses lois concernant le séjour des étrangers sur son territoire au cours de la dernière année. Ainsi, les personnes de nationalité étrangère risquent de perdre leur titre de séjour et d’être renvoyées dans leur pays d’origine si elles sont notamment jugées coupables de délits graves, ou d’actes de nature à porter atteinte à l’ordre public et à la sécurité en France. « Notre politique est claire : juger les étrangers pour ce qu’ils font et pas pour ce qu’ils sont », a affirmé Gérald Darmanin dans un autre Tweet.

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