Diaspora algérienne – Des groupes de harraga algériens, vivant en situation irrégulière en France font régner la terreur dans ce pays, et notamment dans la ville de Toulouse dans la région d’Occitanie.

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Une enquête du journal français La Dépêche, publiée ce dimanche 6 Mars, a en effet mis l’accent sur la terreur que font régner des bandes de harraga algériens dans la ville de Toulouse au sud de la France. ces individus sont originaires de la ville côtière de Mostaganem, dans l’Ouest algérien et règnent ont la main mise sur les différents trafics dans les rues de Toulouse, ainsi que dans ses prisons.

Vols, agressions et trafics de drogue impliquant ces algériens ont d’ailleurs explosé en 2021, ce qui inquiète fortement les autorités françaises. « Ils n’ont rien à perdre et sont capables de tout. Il m’arrive d’avoir peur d’être poignardé lorsqu’il s’agit de les interpeller », dit notamment un policier toulousain cité par La Dépêche.

Selon des chiffres cités par le même média, il y a ainsi eu plus d’un millier d’arrestation ont eu lieu dans les rangs des algériens originaires de Mostaganem à Toulouse. Ces derniers sont tous impliqués dans des faits de vols, agressions et trafic de stupéfiants. Le nombre de procédure judiciaires contre ces personnes est également passé de 400 en 2016 à 800 en 2021.

La terreur, seule alternative pour les harragas algériens en France

« Dans les années 80, pour gagner de quoi manger ou s’habiller, ces sans-papiers se tournaient vers la vente à la sauvette de cigarettes. Des cartouches achetées en Espagne ou en Andorre à prix cassés. Mais depuis cinq ans, ils lorgnent aussi le trafic de drogue ou les vols à l’arraché, notamment dans le métro », dit notamment un enquêteur interrogé par La Dépêche. Il faut en effet savoir que pour beaucoup de ces harraga algériens qui font régner la terreur en France, les différents trafics auxquels ils s’adonnent sont souvent leur seul moyen de survie.

Le même média ajoute également qu’à Toulouse, les sans-papiers nouvellement arrivés d’Algérie ne tardent pas à se faire happer par le monde de la délinquance, où ce sont souvent leurs concitoyens qui les introduisent. Ceux-ci, qui ont souvent passé des années dans cette ville française et qui sont bien connus des autorités locales, trouvent ainsi le moyen de faire profil pas tout en continuant leurs activités.

Notons d’ailleurs que dans la région d’Occitanie, Toulouse n’est pas la seule ville concernée par ce phénomène de délinquance. Montpellier, qui se trouve sur la côte Méditerranéenne est également dans le même cas. Des affrontement qui peuvent être parfois mortels éclatent d’ailleurs souvent entre gangs de trafiquants algériens, marocains ou roumains. « Ici on est à l’étranger, on n’a pas le choix. Soit on fait du trafic, soit on vole, soit on crève de faim », déclare notamment un migrant algérien rencontré non loin du centre-ville de Montpellier.

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