Voyages et immigration – Le sénateur du FLN, Abdelouahab Benzaïm a saisi le gouvernement sur le cas des voyageurs algériens vaccinés, qui restent soumis aux mêmes conditions de voyage que les personnes non-vaccinées dans certains pays.

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Les voyageurs algériens vaccinés ne peuvent se rendre que dans un nombre limité de pays. Sur les trois principaux vaccins actuellement utilisés par l’Algérie, à savoir Sputnik V, Sinovac et Astrazeneca, seul ce dernier est reconnu dans la majorité des pays d’Europe. Concernant le vaccin chinois Sinovac, il n’est actuellement reconnu que par huit pays au sein de l’Espace Schengen. Il s’agit de l’Espagne, de l’Autriche, de la Suède, de la Suisse, des Pays-Bas, de la Finlande, de la Grèce et de l’Islande. La France, qui a classé l’Algérie sur sa liste des pays à haut risque, ne reconnaît quant à elle pas les vaccins chinois et russe.

De ce fait, les voyageurs algériens vaccinés avec les vaccins non reconnus en Europe doivent se soumettre aux mêmes conditions de voyage que les personnes non-vaccinées. Pour entrer en France, ils doivent notamment présenter un test PCR datant de moins de 48 heures le jour de l’embarquement, et se soumettre à un test antigénique une fois arrivés. Les voyageurs doivent également s’engager à se mettre à l’isolement pendant 10 jours. Le respect de cette mesure sera contrôlé par les forces de sécurité françaises.

Voyageurs algériens vaccinés : le gouvernement appelé à la rescousse

Dans ce contexte, le sénateur Abdelouahab Benzaïm a saisi le gouvernement au sujet des voyageurs algériens vaccinés avec les vaccins russe et chinois, qui ne sont pas reconnus par la majorité des pays européens. Dans un message publié sur sa page Facebook officielle, ledit sénateur a en effet appelé le ministère de la santé à intervenir pour tenter de trouver une solution à ce problème.

« Les pays étrangers augmentent les souffrances des voyageurs en adoptant des vaccins spécifiques. Les voyageurs rencontrent de gros problèmes et ils ne sont pas autorisés à entrer dans ces pays à moins qu’ils ne soient vaccinés avec des vaccins approuvés. Je pense que le devoir du ministère de la Santé est de résoudre ce problème avec les pays concernés, notamment l’Europe », a-t-il écrit. Abdelouahab Benazaïm estime ainsi que le ministère de la santé devrait mener des négociations avec les pays européens pour obtenir la reconnaissance des certificats vaccinaux utilisés en Algérie.

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