Affaire Christophe Gleizes : la réponse de Tebboune sur une grâce présidentielle

Gleizes

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a refusé de se prononcer sur la possibilité d’une éventuelle une grâce présidentielle accordée au ressortissant français Christophe Gleizes, condamné en Algérie, invoquant le respect de l’indépendance de la justice.

Interrogé sur ce dossier lors d’une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Friedrich Merz, organisée à Berlin dans le cadre de sa visite officielle en Allemagne, le chef de l’État algérien a choisi de ne pas entrer dans les détails de cette affaire.

« Je ne répondrai pas à cette question, par respect pour la justice algérienne. Je n’y répondrai qu’en Algérie et je ne suis pas actuellement en Algérie », a déclaré Abdelmadjid Tebboune en réponse à une question portant sur l’éventualité d’une grâce présidentielle en faveur du ressortissant français.

Cette déclaration intervient alors que l’affaire Christophe Gleizes suscite un intérêt particulier en France et en Algérie. Le journaliste français a été condamné à sept ans de prison ferme par la justice algérienne dans une affaire liée à des accusations de liens avec une organisation qualifiée de terroriste par les autorités algériennes.

Selon les informations communiquées par les autorités, il lui est reproché des faits liés à des contacts avec le mouvement MAK, classé organisation terroriste en Algérie, ainsi que la détention de publications considérées comme portant atteinte à l’intérêt national.

Christophe Gleizes avait été interpellé le 28 mai 2024 dans la wilaya de Tizi Ouzou. Les autorités ont également indiqué qu’il était entré sur le territoire algérien avec un visa touristique, alors qu’il exerçait une activité journalistique.

En première instance, le tribunal compétent l’a condamné à sept ans de réclusion. Cette décision a été confirmée en appel par la cour de Tizi Ouzou en décembre 2025.

Ces dernières semaines, les avocats de Christophe Gleizes avaient annoncé le retrait du pourvoi introduit devant la Cour suprême, dans l’espoir d’ouvrir la voie à une éventuelle mesure de clémence.

Pour l’heure, aucune annonce officielle n’a été faite concernant un éventuel pardon présidentiel, et les déclarations du président Tebboune laissent entendre qu’aucune décision ne sera commentée publiquement tant que les aspects judiciaires du dossier resteront d’actualité.