Affaire Jihane Brahmia – Bellat : les erreurs de débutant d’un média algérien

L’affaire opposant l’influenceuse et diététicienne Jihane Brahmia au directeur général de la société Bellat, Mourad Mellah, a connu son épilogue judiciaire avec le verdict rendu le 13 mai 2026 par le tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger), selon un communiqué de la famille Brahmia.

Dans ce dossier, la justice a statué sur un litige né à la suite de déclarations publiques liées à une vidéo de Jihane Brahmia, connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme « Vitamin J ». Elle y évoquait les risques potentiels de consommation de certains produits de charcuterie, sans citer de marque. La société Bellat avait néanmoins estimé être indirectement visée, ce qui a déclenché une réaction de son directeur général, Mourad Mellah, et une escalade du différend sur les réseaux sociaux, avant de se transformer en procédure judiciaire.

Selon le communiqué de la famille Brahmia, relayé après le jugement, le tribunal a condamné le DG de Bellat pour « diffamation » et a établi qu’aucune relation n’avait jamais existé entre M. Amar Brahmia, Mme Jihane Brahmia et la société Bellat. Le même texte précise également qu’aucune sollicitation n’aurait été adressée à l’entreprise, contrairement aux accusations publiques initiales.

C’est dans ce contexte qu’un article publié par le média TSA sème l’intrigue. En effet, des erreurs, notamment d’orthographe, et approximations dans la manière de traiter l’information ont été constatées par l’équipe de rédaction de DNAlgérie. La rédaction de TSA, qui ne cesse de s’attaquer à d’autres médias algériens, n’a pas respecté le niveau de rigueur attendu sur un sujet judiciaire sensible.

Une erreur factuelle a particulièrement retenu l’attention : TSA a indiqué qu’Amar Brahmia était le grand-père de Jihane Brahmia, alors qu’il s’agit en réalité de son père. Une confusion jugée importante, compte tenu de la notoriété de la famille concernée dans le milieu sportif algérien.

D’autres remarques portent sur la forme même de l’article, notamment des erreurs d’orthographe relevées dans le texte, ainsi qu’une formulation contestée concernant la source du communiqué. TSA a en effet indiqué avoir reçu un « communiqué parvenu à la rédaction », alors que Jihane Brahmia avait déjà publié ce même communiqué sur ses réseaux sociaux, notamment Instagram. Cette présentation donne une impression d’exclusivité éditoriale sur un contenu déjà rendu public.

Au lieu de passer son temps à pointer les erreurs des autres médias et à chercher à se positionner en référence sur chaque affaire, TSA ferait mieux de balayer devant sa propre porte. La crédibilité journalistique ne se construit pas uniquement dans la critique des concurrents, mais aussi dans la rigueur interne, la relecture des articles et la vérification des informations publiées avant diffusion. Une exigence de base qui, pour beaucoup de lecteurs, devrait aller de soi.