Algérie : du nouveau sur l’arrivée de la marque automobile « Proton »

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L’Algérie pourrait bientôt accueillir un nouveau constructeur automobile. La marque malaisienne Proton, via le groupe DRB-Hicom, poursuit ses démarches en vue d’une implantation sur le marché algérien. L’ambassade de Malaisie à Alger a annoncé une avancée importante dans les discussions, évoquant un projet industriel qui pourrait être lancé en partenariat avec des acteurs algériens.

Selon les informations communiquées par l’ambassade, une délégation conduite par l’ambassadeur de Malaisie en Algérie, Datuk Rizany Irwan, a rencontré des représentants du ministère de l’Industrie ainsi que des responsables de la Société de maintenance de l’Est (SME), une filiale du groupe GICA, afin d’examiner les modalités de mise en œuvre de ce projet.

Au cœur des discussions figure la création d’une activité d’assemblage de véhicules Proton en Algérie. Les responsables malaisiens affichent un objectif clair : développer progressivement une production locale permettant d’atteindre un taux d’intégration de 30 % dans un délai de trois ans, conformément aux exigences fixées par les autorités algériennes pour les nouveaux constructeurs.

Cette stratégie s’inscrit dans la volonté du gouvernement algérien de favoriser une véritable industrie automobile, reposant sur une intégration locale croissante et le développement d’un réseau national de sous-traitance.

Pour concrétiser ce projet, les équipes techniques des deux parties ont déjà entamé les premiers échanges. D’après l’ambassade de Malaisie, DRB-Hicom a lancé une étude portant sur le volume des investissements nécessaires, les technologies à déployer ainsi que les différentes étapes de réalisation de l’usine.

Les discussions ne se limitent toutefois pas aux institutions publiques. Les représentants de Proton et de DRB-Hicom ont également rencontré les dirigeants d’Automotive Plant Algeria, une entreprise implantée à Oran et spécialisée dans l’assemblage de véhicules selon les procédés SKD et CKD.

Cette société pourrait devenir le partenaire industriel de Proton en Algérie. Selon les informations communiquées, Automotive Plant Algeria aurait proposé de mettre à disposition une usine déjà existante à Oran, disposant d’une capacité de production pouvant atteindre 20 000 véhicules par an.

L’utilisation d’une infrastructure déjà opérationnelle permettrait d’accélérer le lancement du projet tout en réduisant les délais de mise en production.

Au-delà des véhicules particuliers, la coopération entre les deux pays pourrait également s’étendre au secteur des deux-roues. Le groupe malaisien Modenas, également membre de DRB-Hicom, étudie la possibilité de lancer une unité de fabrication de châssis destinés aux motos en Algérie.

Ce projet répond à une double ambition : développer une production locale conforme aux nouvelles règles imposées par les autorités algériennes et faire de l’Algérie une plateforme industrielle tournée vers les marchés africains.

Pour les industriels malaisiens, la position géographique de l’Algérie constitue un atout stratégique pour exporter vers plusieurs pays du continent, tout en bénéficiant des investissements engagés par le pays pour moderniser son industrie.

L’intérêt croissant de Proton intervient dans un contexte particulièrement favorable au développement du secteur automobile algérien. Ces dernières semaines, plusieurs groupes étrangers ont affiché leur volonté d’investir dans le pays, profitant du nouveau cadre réglementaire mis en place pour relancer la production locale.

Les autorités souhaitent désormais attirer des projets industriels capables de générer de l’emploi, de favoriser le transfert de technologies et d’augmenter progressivement le taux d’intégration nationale.

Si les discussions aboutissent, Proton pourrait ainsi rejoindre les constructeurs ayant choisi l’Algérie comme base de production, renforçant encore la dynamique observée ces derniers mois dans l’industrie automobile nationale.