Actualité politique – Une nouvelle crise se profile entre l’Algérie et la France, qui ne semblent plus être tout à fait sur la même longueur d’ondes depuis déjà plusieurs années.

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Une nouvelle crise politique est en effet en train de couver entre l’Algérie et la France. Les deux pays, qui entretiennent des relations complexes depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, ne semblent plus être sur la même longueur d’ondes depuis déjà plusieurs années.

L’élection d’Emmanuel Macron à la présidence française, en 2017 avait pourtant suscité l’espoir d’un rapprochement avec l’ancienne puissance coloniale, à laquelle l’Algérie réclamait depuis plusieurs années des excuses officielles pour ses 132 ans d’occupation entre 1830 et 1962.

À l’automne 2016, l’actuel président français avait qualifié la période coloniale de « crime contre l’humanité ». C’était la première fois qu’un candidat à la présidentielle française utilisait des termes aussi forts pour qualifier cette période sombre de l’Histoire commune aux deux pays.

Les autorités, comme le peuple algérien ont toutefois vite déchanté après l’accession de l’actuel président français au palais de l’Élysée. Ce dernier avait en effet adopté une position de « ni déni, ni repentance » face aux revendications des pays anciennement colonisés par la France.

France-Algérie : vers une nouvelle crise entre les deux pays

Une nouvelle crise se profile déjà entre l’Algérie et la France. En cause, les récentes déclarations du président français Emmanuel Macron visant les dirigeants algériens au sujet de la récente décision de son pays de réduire fortement le nombre de visas pour les citoyens de ce pays d’Afrique du Nord. « Il n’y aura pas d’impact sur ce qu’on évoque. On va s’attacher à ce que les étudiants et le monde économique puissent le garder (le visa pour la France, ndlr). On va plutôt ennuyer les gens qui sont dans le milieu dirigeant, qui avaient l’habitude de demander des visas facilement », avait déclaré le premier responsable français.

Outre la question des visas, le président français a également critiqué ce qu’il qualifie d’« histoire officielle, totalement réécrite » du côté algérien, et qui s’appuie sur « un discours qui repose sur une haine de la France ». « Rente mémorielle », « système politico-militaire » ou encore « désinformation », tels sont les termes employés par le dirigeant français, et qui ne risquent pas d’être du goût de la classe dirigeante en Algérie.

« Se poser, ingénument, des questions sur l’existence de la Nation algérienne pour justifier l’amnésie mémorielle de la France officielle est un égarement impardonnable qui ne restera pas sans conséquences », a d’ailleurs commenté une source officielle citée par le média en ligne TSA. « Cette sortie de route du président Macron, à propos de l’Algérie et de ses institutions, est lamentable et elle pue à plein nez l’opportunisme électoral », estime la même source qui a tenu à garder l’anonymat. Toujours selon la même source, ce sont là des déclarations visant à  « exonérer cette France officielle autiste, qui refuse de voir, en face, son terrible passé colonial, fait de meurtres, de viols et de spoliations, autant d’exactions qui relèvent de crimes contre l’humanité ».

« La rente et le fonds de commerce anti-Algérie prospèrent, d’année en année, signe que c’est plutôt le système français qui est fatigué et qu’il est vain de chercher des justifications fumeuses de l’autre côté de la Méditerranée », conclut ladite source.

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