Algérie : la Police récupère plus de 20 milliards

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Une vaste affaire de fraude financière et de blanchiment d’argent a été mise au jour par les services de sécurité en Algérie. Au terme d’une enquête portant sur les activités d’un réseau criminel présent dans plusieurs wilayas, les enquêteurs ont procédé à l’arrestation de 25 personnes et récupéré des sommes estimées à 23 milliards de centimes. Le dossier porte également sur un préjudice considérable causé aux finances publiques, évalué à plus de 9 200 milliards de centimes.

L’affaire concerne un réseau soupçonné d’avoir organisé des opérations de contrefaçon, d’usage de faux, de fraude fiscale et de blanchiment d’argent. Selon la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), les investigations ont été conduites par le Service central de lutte contre le crime organisé, sous la supervision du parquet compétent. Elles ont permis de mettre au jour un système reposant notamment sur l’utilisation de nombreuses structures commerciales fictives pour réaliser des transactions frauduleuses.

Au cœur du dispositif identifié par les enquêteurs figure l’exploitation de plus de 400 registres de commerce fictifs. Ces derniers auraient servi à donner une apparence légale à des opérations commerciales et financières, tout en permettant de faire circuler d’importantes sommes d’argent en dehors des circuits réglementaires. Ce procédé aurait facilité la dissimulation de l’origine des fonds et compliqué le contrôle des mouvements financiers liés aux activités du réseau.

Un préjudice de plus de 9 200 milliards de centimes pour le Trésor public

L’ampleur financière de cette affaire constitue l’un des principaux éléments mis en avant par la DGSN. D’après le communiqué de la police, les activités attribuées au réseau auraient occasionné un préjudice supérieur à 9 200 milliards de centimes pour le Trésor public. Ce montant donne une idée de l’importance des opérations frauduleuses examinées dans le cadre de l’enquête.

Les investigations ont également permis de récupérer 23 milliards de centimes provenant des activités criminelles présumées. Les enquêteurs ont par ailleurs procédé à la saisie de plusieurs biens et documents susceptibles d’être liés aux opérations du réseau. Parmi les objets récupérés figurent des camions, des véhicules touristiques de différentes catégories, ainsi que des sceaux et des documents administratifs.

Ces éléments doivent permettre aux enquêteurs d’approfondir les vérifications sur les mécanismes utilisés par les personnes impliquées et sur l’étendue des transactions réalisées. L’utilisation de centaines de registres commerciaux fictifs constitue notamment un axe important du dossier, puisqu’elle aurait permis de multiplier les opérations frauduleuses sous couvert d’activités économiques.

25 suspects présentés devant la justice

L’opération s’est achevée par l’interpellation de 25 membres présumés du réseau. Les personnes arrêtées ont été présentées devant le parquet du pôle national économique et financier, compétent pour traiter les affaires relevant notamment de la criminalité économique et financière.

La procédure judiciaire devra désormais établir le degré d’implication de chacun des suspects et préciser les responsabilités individuelles dans les faits examinés. Les investigations portent sur plusieurs infractions présumées, dont la contrefaçon, l’usage de faux, la fraude fiscale et le blanchiment d’argent.

L’affaire met en lumière les méthodes utilisées par certains réseaux pour détourner les mécanismes commerciaux et financiers à des fins frauduleuses. En s’appuyant sur des registres de commerce fictifs et des transactions destinées à contourner les circuits légaux, les personnes visées auraient mis en place un système dont les conséquences financières dépasseraient largement les sommes récupérées lors de l’opération.

La DGSN n’a pas détaillé l’identité des personnes arrêtées ni l’ensemble des wilayas concernées. Les informations communiquées à ce stade reposent sur les premiers éléments de l’enquête et sur les résultats de l’opération menée par les services spécialisés. Le dossier est désormais entre les mains de la justice, qui devra se prononcer sur les faits reprochés aux mis en cause.