Russie : Poutine réaffirme son soutien à la position de l’Algérie

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Les relations entre l’Algérie et la Russie ont été mises en avant lors de la troisième édition du sommet Russie-Afrique, organisée à Moscou les 28 et 29 octobre 2026. À cette occasion, le président russe Vladimir Poutine a salué la place de l’Algérie parmi les partenaires stratégiques de son pays, soulignant le niveau des relations bilatérales et leur importance dans le cadre de la coopération entre les deux États.

Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la volonté des deux pays de maintenir leur dialogue politique et de poursuivre leur coopération sur plusieurs dossiers internationaux. Le président russe s’est notamment exprimé après la lecture, par le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb, du message du président Abdelmadjid Tebboune destiné aux participants à cette rencontre. Le chef du gouvernement représentait ainsi le président de la République lors de ce rendez-vous diplomatique organisé dans la capitale russe.

Au-delà des relations bilatérales, les échanges ont également porté sur plusieurs questions concernant la situation du continent africain, notamment les enjeux de souveraineté, de stabilité et de règlement des conflits. La question du Sahara occidental a notamment occupé une place importante dans les déclarations des deux parties, avec une référence particulière au droit à l’autodétermination et au processus conduit sous l’égide des Nations unies.

Moscou réaffirme son soutien au processus onusien

Dans son intervention, Vladimir Poutine a indiqué que la Russie soutenait le règlement du dossier du Sahara occidental dans le cadre de la Charte des Nations unies et du principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Cette position rejoint l’importance accordée par Alger au processus politique international visant à parvenir à une solution au conflit.

Le président Abdelmadjid Tebboune a, de son côté, estimé que la consolidation de la sécurité et de la stabilité en Afrique passait par l’élimination des dernières formes de colonialisme sur le continent. Dans le message lu par Sifi Ghrieb à Moscou, il a également salué les efforts du Conseil de sécurité des Nations unies, auxquels il a associé la reprise des négociations entre les parties au conflit du Sahara occidental au début de l’année 2026, sous l’égide de l’organisation internationale.

Notons que, la Russie a opposé son veto au projet américain, consacrant une soi-disant souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, lors d’un vote à l’ONU, datant d’hier 30 octobre.

Alger a par ailleurs exprimé sa reconnaissance à l’égard de la position russe en faveur du droit à l’autodétermination. Le chef de l’État a souligné l’importance du soutien de Moscou au processus des Nations unies ainsi qu’aux efforts du représentant personnel du secrétaire général de l’ONU. L’objectif défendu par l’Algérie demeure la recherche d’une solution politique juste, durable et acceptable par toutes les parties, conformément aux principes de la Charte des Nations unies et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

Un partenariat stratégique mis en avant au sommet Russie-Afrique

La reconnaissance exprimée par Vladimir Poutine s’inscrit dans une relation diplomatique ancienne entre Alger et Moscou. Les deux pays entretiennent des échanges politiques réguliers et affichent leur volonté de poursuivre leur coopération sur les questions internationales. Le sommet Russie-Afrique constitue, à ce titre, une occasion pour les responsables russes de réaffirmer leurs relations avec les États du continent et pour les dirigeants africains de faire entendre leurs positions sur les grands dossiers régionaux et internationaux.

La participation de l’Algérie à cette rencontre au plus haut niveau gouvernemental illustre également l’importance accordée par les autorités algériennes au dialogue avec la Russie. En transmettant le message présidentiel, le Premier ministre Sifi Ghrieb a porté les positions d’Abdelmadjid Tebboune sur les enjeux africains et les questions internationales abordées lors du sommet.

Les déclarations échangées à Moscou mettent ainsi en évidence deux dimensions du partenariat entre les deux pays : le renforcement des relations bilatérales et les convergences affichées sur certains dossiers diplomatiques. La question du Sahara occidental reste notamment un sujet sur lequel Alger et Moscou ont rappelé leur attachement au cadre des Nations unies et au principe de l’autodétermination.