Diaspora algérienne – la polémique autour de l’affaire des algériens bloqués à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle continue d’enfler. L’avocat des concernés, Me Alexandre André, s’est en effet exprimé une nouvelle fois ce mercredi 14 avril.

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Plus d’un mois après leur arrivée dans la capitale française, l’affaire des ressortissants algériens bloqués à Paris ne connaît toujours pas de dénouement. Toutefois, la majorité des passagers, qui sont arrivés à la fin du mois de février dernier en provenance de Londres, ont préféré se résoudre à quitter la zone internationale de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Selon Me Alexandre André, 21 passagers ont quitté l’aéroport de la capitale française. Certains sont rentrés à Londres, tandis que d’autres ont rejoint la Tunisie dans l’espoir de rentrer en Algérie via ce pays, a expliqué la même source.

Rappelons que cette affaire a déjà fait couler beaucoup d’encre depuis son début à la fin du mois de février dernier. L’ambassade d’Algérie en France avait ainsi affirmé que la compagnie aérienne nationale, Air Algérie avait informé ces personnes de l’annulation de leurs billets Paris-Alger en raison de la décision de suspension des vols de rapatriement. Une version des faits que le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer a également avancée, en précisant que les ressortissants algériens concernés avaient tenu malgré tout à se déplacer jusqu’à Paris. De leur côté, les concernés ont nié avoir été informés de l’impossibilité de voyager jusqu’en Algérie, et décidé de porter plainte contre la compagnie aérienne nationale. La justice française avait toutefois rendu un jugement favorable à Air Algérie, et les interventions de plusieurs personnalités tant en Algérie qu’en France pour tenter de résoudre cette crise se sont révélées infructueuses.

Algériens bloqués à Paris : la polémique continue d’enfler

La semaine dernière, c’est l’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Antar Daoud qui s’est exprimé sur la situation des algériens bloqués à Paris, relançant par la même occasion la polémique à ce sujet. « Ils sont venus vers la fin des vols de rapatriement. Ces vols ne les concernaient pas. Ils concernent les citoyens munis d’un passeport établis en Algérie. Or, il s’agit de ressortissants établis en Grande-Bretagne.», avait déclaré le diplomate algérien dans un entretien à la chaîne publique Canal Algérie. « Nous avons fait toutes les propositions », avait-il insisté.

De son côté, l’avocat des concernés, Me Alexandre André a réagi ce mercredi aux propos de l’ambassadeur algérien. « C’est très difficile de comprendre les propos de (…) l’ambassadeur », a-t-il dit dans une déclaration à BFM TV, ajoutant que « Ces personnes sont algériennes à part entière, elles ont la nationalité et le passeport algérien. Qu’elles aient pu l’obtenir auprès d’un consulat, c’est la représentation légale de l’Algérie à l’étranger ». Selon la même source, six ressortissants se trouvent toujours dans la zone internationale de l’aéroport de Paris Charles de Gaulle. Ces personnes « ne peuvent pas partir en Angleterre faute de visa et de moyens. Ils ne peuvent pas non plus sortir de l’aéroport pour aller chez leur famille à Paris », a expliqué Me Alexandre André.

Par ailleurs, le député français Aurélien Taché a déclaré que «  Les autorités françaises doivent prendre leurs responsabilités en offrant un accès aux soins et un hébergement » à ces personnes. Le même élu, qui avait tenté sans succès de rencontrer les personnes concernées, a fait part de son intention de saisir le président français, Emmanuel Macron sur cette affaire. « On veut cacher que ces gens sont retenus. On ne veut pas qu’un député de la nation ou que les journalistes puissent le constater », a-t-il dit.

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