L’Allemagne fait un nouveau pas vers l’Algérie

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L’Algérie et l’Allemagne souhaitent donner un nouvel élan à leur coopération dans le secteur de l’énergie. Les perspectives de développement de ce partenariat ont été au cœur d’une rencontre tenue mardi à Alger entre le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et le ministre fédéral allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul.

Le responsable allemand était accompagné d’une importante délégation lors de cette rencontre consacrée aux relations économiques entre les deux pays et, plus particulièrement, aux opportunités offertes dans les secteurs de l’énergie, des hydrocarbures, des nouvelles technologies et des infrastructures.

La réunion s’est déroulée en présence notamment de l’ambassadeur d’Allemagne en Algérie, Georg Felsheim, et de l’ambassadeur d’Algérie en Allemagne, Larbi Latrous. Plusieurs responsables algériens du secteur des hydrocarbures ainsi que des représentants d’entreprises allemandes ont également pris part aux discussions.

Parmi les groupes et entreprises représentés figuraient notamment Bosch Energy, Thyssenkrupp Uhde, VNG, Siemens Energy et VDA. Cette présence témoigne de l’intérêt porté par les entreprises allemandes aux opportunités offertes par le marché algérien et aux projets énergétiques actuellement développés dans le pays.

Les échanges ont principalement porté sur le renforcement du partenariat énergétique entre Alger et Berlin. Les deux parties ont notamment évoqué les possibilités d’élargir la coopération dans le domaine des hydrocarbures, mais aussi dans plusieurs activités industrielles liées à l’énergie.

L’industrie pétrolière et gazière, l’ingénierie, les infrastructures ainsi que la fabrication d’équipements ont ainsi figuré parmi les principaux sujets abordés. Une attention particulière a également été accordée aux équipements nécessaires aux projets de dessalement de l’eau de mer, un domaine dans lequel l’Algérie cherche à développer davantage ses capacités industrielles.

La commercialisation du gaz naturel et du gaz naturel liquéfié (GNL) a également été évoquée. Pour Alger, le développement de ce type de coopération représente une opportunité de renforcer ses débouchés énergétiques tout en consolidant ses relations avec un partenaire économique majeur en Europe.

La rencontre ne s’est toutefois pas limitée aux hydrocarbures traditionnels. L’hydrogène vert et l’ammoniac vert occupent également une place importante dans les discussions entre les deux pays.

Les projets développés par Sonatrach, en coordination avec le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, pourraient ainsi ouvrir de nouvelles perspectives de coopération avec les entreprises allemandes. Celles-ci pourraient notamment apporter leur expertise dans la fabrication d’équipements, comme les électrolyseurs, mais également dans la formation, l’assistance technique et le transfert de savoir-faire.

Les deux parties ont aussi abordé la question de la réduction et de la récupération des émissions de méthane. Ce volet prend une importance croissante dans le contexte de la transition énergétique et des efforts engagés par les industriels pour réduire leur empreinte environnementale.

Pour l’Algérie, l’objectif est également de profiter de ces partenariats pour renforcer les compétences nationales et développer davantage le contenu local. Le transfert de technologies et la formation spécialisée constituent ainsi des éléments importants de la stratégie de coopération envisagée avec les entreprises allemandes.

Mohamed Arkab a, dans ce contexte, insisté sur l’importance du partenariat avec l’Allemagne pour la réalisation de plusieurs projets considérés comme prioritaires en Algérie. Il a notamment mis en avant les perspectives offertes dans le domaine de la pétrochimie, un secteur que les autorités souhaitent développer davantage afin d’accroître la transformation locale des hydrocarbures.

Le ministre d’État a également assuré que le secteur algérien des hydrocarbures était disposé à accompagner les entreprises allemandes intéressées par des investissements en Algérie. Il les a notamment invitées à participer à la campagne d’appels d’offres « Algeria Bid Round 2026 ».

Cette invitation intervient alors que l’Algérie cherche à attirer davantage d’investissements étrangers dans son secteur énergétique et à diversifier ses partenaires industriels.

De son côté, Johann Wadephul a souligné le rôle de l’Algérie comme partenaire énergétique fiable de l’Allemagne. Le responsable allemand a également fait part de l’intérêt des entreprises de son pays pour un renforcement de leur présence sur le marché algérien.

Les discussions ont notamment porté sur le « SoutH2 Corridor », un projet destiné à favoriser le développement et l’acheminement de l’hydrogène renouvelable vers l’Europe. L’Algérie pourrait ainsi occuper une place importante dans les futurs échanges énergétiques entre l’Afrique du Nord et le marché européen.

À travers cette coopération, Alger et Berlin cherchent donc à élargir leur partenariat au-delà de la seule fourniture d’hydrocarbures. Les nouvelles énergies, les équipements industriels, la formation et le transfert de technologies constituent désormais des axes importants de la relation économique entre les deux pays.

Les deux parties ont enfin réaffirmé leur volonté de poursuivre le dialogue et d’intensifier les échanges d’expertise. Pour l’Algérie, le développement de ces partenariats doit permettre de soutenir l’industrie nationale, d’attirer de nouveaux investissements et de renforcer les capacités technologiques du pays.

Pour l’Allemagne, le rapprochement avec l’Algérie intervient dans un contexte où la sécurisation des approvisionnements énergétiques et le développement de nouvelles sources d’énergie renouvelable occupent une place centrale. Le renforcement de la coopération entre Alger et Berlin pourrait ainsi ouvrir la voie à de nouveaux projets communs dans les hydrocarbures, l’hydrogène vert et plusieurs secteurs industriels liés à la transition énergétique.