À quelques jours du lancement des épreuves du baccalauréat (BAC) session juin 2026, le ministère de l’Éducation nationale hausse le ton. Dans une correspondance adressée aux responsables du secteur, l’administration a insisté sur la nécessité d’assurer une mobilisation totale de l’ensemble des personnels concernés par l’encadrement de cet examen national, tout en rappelant les sanctions prévues en cas d’absence injustifiée des enseignants désignés pour la surveillance.
Comme chaque année, le baccalauréat constitue l’un des rendez-vous les plus importants du calendrier scolaire algérien. Des centaines de milliers de candidats à travers le pays se préparent à passer cet examen décisif qui ouvre les portes de l’enseignement supérieur. Pour garantir son bon déroulement, le ministère mise sur une organisation rigoureuse impliquant les directions de l’éducation, les chefs d’établissement, les inspecteurs ainsi que les enseignants mobilisés pour la surveillance.
Dans son instruction, le ministère appelle l’ensemble des acteurs concernés à se préparer activement afin d’assurer le succès de cette session. Les autorités éducatives soulignent que le baccalauréat doit être organisé dans les meilleures conditions possibles, tant sur le plan pédagogique qu’organisationnel.
Le document insiste également sur l’importance de sensibiliser les enseignants désignés pour la surveillance quant à leurs responsabilités. Les directions de l’éducation ont ainsi été invitées à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’éviter les absences qui pourraient perturber le déroulement des examens.
Pour les autorités, la présence des surveillants est un élément essentiel du dispositif de sécurisation des épreuves. Chaque absence peut en effet compliquer l’organisation au niveau des centres d’examen et nécessiter le recours à des remplaçants dans l’urgence.
Le ministère a donc rappelé les mesures qui pourront être appliquées à l’encontre des enseignants qui ne se présenteraient pas à leur mission sans motif valable. Selon les instructions transmises aux établissements, les absences à la surveillance du baccalauréat pourront entraîner une réduction de 20 points sur la prime de rendement. Les journées concernées pourront également faire l’objet de retenues sur salaire conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.
Des procédures disciplinaires pourront par ailleurs être engagées contre les personnes concernées, notamment lorsque l’absence est considérée comme injustifiée ou lorsqu’elle entraîne des perturbations dans l’organisation de l’examen.
Le ministère a également apporté des précisions concernant les justificatifs médicaux. Les simples certificats de maladie ne seront pas systématiquement acceptés pour justifier une absence à la surveillance. Les autorités précisent que seuls les documents attestant d’une hospitalisation effective de l’enseignant concerné pourront être pris en considération dans certains cas.
Cette mesure vise à limiter les absences de dernière minute et à garantir la disponibilité du personnel mobilisé durant toute la période des épreuves.
À travers ce rappel, le ministère de l’Éducation nationale souhaite renforcer la discipline et assurer une organisation sans faille du baccalauréat 2026. L’objectif affiché est de réunir toutes les conditions nécessaires pour permettre aux candidats de composer dans un climat serein et équitable.
Chaque année, le baccalauréat mobilise plusieurs dizaines de milliers d’enseignants, surveillants, secrétaires et responsables administratifs à travers le territoire national. Cette importante logistique nécessite une coordination minutieuse afin d’assurer le bon déroulement des examens dans les différents centres.
Les autorités éducatives espèrent ainsi éviter tout dysfonctionnement et faire de cette session 2026 une réussite sur les plans organisationnel et pédagogique, au bénéfice des candidats et de l’ensemble de la communauté éducative.